Nous sommes raisonnablement constructifs sur les actifs risqués actions et obligations privées
Patrick de Fraguier, responsable de la stratégie chez Crédit Agricole Asset Management
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Bruno de Roulhac
L’Agefi: Pourquoi restez-vous à «surpondérer» sur les obligations ?
Patrick de Fraguier: La surpondération doit être mise en perspective dynamique et analysée en instantané. D’une part, elle est marginale en termes de contribution à la duration, mais s’explique par le très faible niveau de rémunération du monétaire et la forte pente de la courbe des taux. D’autre part, elle est essentiellement due à notre surexposition crédit depuis près d’un an et que nous avons légèrement réduite récemment (neutralisation du haut rendement). Cette légère surpondération obligataire euro est cohérente et compatible avec notre scénario central, où la croissance retrouvée mais pas encore autoentretenue et l’inflation n’enregistrent qu’une remontée temporaire. Par ailleurs, cette position est associée à une surpondération relative action qui elle aussi est au détriment des placements monétaires en euro.
Pourriez-vous modifier sensiblement votre allocation dans les prochaines semaines?
L’analyse du contexte économique et financier actuel n’incite pas à augmenter l’exposition directionnelle ou les positions relatives de l’allocation tactique. A notre avis, la situation nécessite la poursuite des politiques de reflation (monétaire et budgétaire accommodantes) plutôt qu’une normalisation précoce par les banques centrales. Ainsi, la balance des opportunités et des risques est désormais plus équilibrée mais en revanche les marchés sont plus vulnérables sur ces bas niveaux de volatilité et de volumes de transactions. En effet, techniquement, les effets de base sur les résultats récemment publiés du troisième trimestre par les sociétés cotées (en grande majorité supérieurs aux attentes et finalement de meilleure qualité) et de flux semblent actuellement les principaux moteurs des marchés.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Après une énième polémique absurde sur la fourniture par l'Etat de lunettes pour regarder l'éclipse solaire du 12 août, il est difficile de ne pas se résoudre à conclure qu’une partie des élites politiques, administratives et intellectuelles a renoncé à l’intelligence
Le futur porte-avions français « France-Libre » doit être équipé de catapultes électromagnétiques, technologie américaine à laquelle Donald Trump vient de renoncer pour ses nouveaux porte-avions. D’après le ministère des Armées, cela ne crée « aucun risque » identifié