Nous sommes positionnés pour renforcer encore les actions
Franck Nicolas, directeur gestion allocation globale et ALM chez Natixis AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourriez-vous encore accentuer votre rotation d’actifs de l’obligataire vers les actions ?
Franck Nicolas : Aujourd’hui, le scénario déflationniste/dépressionniste est devenu moins consensuel chez les investisseurs. Dans ce contexte de première inflexion macro-financière, nous avons déjà un peu renforcé le poids des actions au détriment de l’obligataire. L’intérêt relatif des deux classes d’actifs est en train de se modifier. D’une part, les actions pourraient bénéficier de perspectives de croissance restaurées dès 2010, surtout aux Etats-Unis et dans les émergents. D’autre part, les obligations d’Etat souffrent d’une méfiance relative des investisseurs face à l’accumulation des déficits publics, et les marchés s’interrogent sur l’attitude de la Fed quant à sa gestion des taux à venir.
Si le scénario de sortie de crise se confirme, nous pourrions effectuer une seconde vague de rotation de l’obligataire vers les actions. Nous marquons une pause pour le moment, car les hausses un peu rapides du prix du pétrole et des taux longs pourraient jouer comme des coupe-circuits de la reprise, mais nous sommes positionnés pour renforcer encore les actions sur repli ou accompagner le mouvement si nous constatons une continuation de l’amélioration.
Sur quels actifs alternatifs vous êtes-vous positionnés début juin ?
Nous continuons de privilégier les fonds de fonds sur cette classe d’actifs. En tant qu’allocataire global, nous préférons nous concentrer sur le choix des macro-classes d’actifs et laisser à des spécialistes de sélection de fonds le choix d’organiser les portefeuilles par stratégies. En revanche, nous pensons en effet que le plus difficile est passé sur cette classe d’actifs.
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