« Nous sommes positifs sur les valeurs télécoms en raison de leur aspect défensif »
explique Serge Pizem, responsable de la gestion actions Europe chez AXA Investment Managers
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Propos recueillis par Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi surpondérez-vous fortement les valeurs de télécommunications ?
Serge Pizem: Nous sommes positifs sur les valeurs télécoms en raison de leur aspect défensif, d’autant qu’elles sont peu exposées au dollar. De plus, cette activité est résistante, peu cyclique et dégage des cash-flows élevés. Les valeurs télécoms présentent désormais des bilans solides, un critère particulièrement appréciable en cette période de crise bancaire. Ainsi, Mobistar et Belgacom sont en position de trésorerie positive. France Télécom ou encore Deutsche Telekom offrent des ratios dette sur Ebitda de 2 ou moins. Notre approche demeure défensive et prudente en l’absence de davantage de visibilité sur l’ensemble du marché. Nous privilégions l’aspect value et les sociétés aux bilans solides. Nous surpondérons également les valeurs énergétiques, traditionnellement défensives et qui bénéficient à la fois d’une faible valorisation et d’un prix du pétrole élevé.
Les craintes sur une éventuelle récession américaine vous incitent-elles à adopter une approche plus défensive ?
En ce début d’année, nous nous posons deux questions : quelle sera l’ampleur de la crise des subprime ? Quel sera le potentiel de contamination sur les actifs prime ? Si l’économie américaine tombe en récession « dure », ce qui n’est pas notre scénario, elle entraînera le reste du monde et nous incite alors à adopter une vision très prudente sur les actions. Mais, par défaut, les actions demeurent la meilleure classe d’actifs, tant en valeur absolue qu’en relatif. D’ailleurs, les marchés actions restent efficients. Si certains ont affiché une performance nulle, c’est uniquement en raison du poids des valeurs bancaires dans leurs indices. En réalité, la progression des Bourses correspond à la croissance des bénéfices des entreprises depuis 2003. Il faudrait une récession très forte pour que cette situation se démente, ce à quoi nous ne croyons pas à ce stade.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après plus d'un an de patience et de conciliation, le Premier ministre canadien a claqué la porte des négociations commerciales et choisi de répliquer « dollar pour dollar » aux menaces américaines
Avec son projet radical et global, le candidat LFI à la présidentielle séduit parmi ceux qui veulent « changer la société ». Mais son irréalisme financier et sa méthode autoritaire soulèvent d’importantes interrogations