Nous sommes encore très positifs sur les obligations privées non spéculatives
L’Agefi: Pourquoi continuez-vous à surpondérer les obligations ?
Rachid Medjaoui : Trois raisons expliquent ce choix. Tout d’abord, nous sommes encore très positifs sur les obligations privées non spéculatives, même si nous cessons d’accumuler des positions, et sur les emprunts d’Etat des pays périphériques de la zone euro. Ensuite, nous pensons que les risques de krach obligataire sont limités à horizon d’un à deux ans. L’inflation structurelle va encore se modérer et l’explosion des dettes publiques est plus un handicap pour la croissance économique qu’un facteur déstabilisant, dans un contexte d'épargne mondiale abondante. Enfin, compte tenu de notre vision de plus en plus constructive sur les actifs risqués, il est intéressant d’avoir une pondération encore significative sur les obligations d’Etat afin d’avoir un amortisseur en cas de corrections transitoires des marchés risqués. Bien entendu, cet axe stratégique n’est pas incompatible avec des positions tactiques plus prudentes pour profiter des mouvements de balancier que devraient connaître les taux longs au cours des prochains trimestres.
Quels types d’actifs jouez-vous avec votre poche alternative ? Pourriez-vous encore vous renforcer ?
L’essentiel de cette partie est composée d’actifs liés au «credit distressed». Des investissements sur des classes d’actifs illiquides comme le capital risque ou l’infrastructure sont également présents. Cette poche devrait être renforcée dans les prochains trimestres si la bonne tenue des actifs risqués liquides se confirme. Ces investissements sont réalisés à travers des fonds spécialisés identifiés par notre équipe de sélection de fonds externes.
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