«Nous privilégions une allocation d’actifs dynamique »
- L’Agefi: Pourquoi continuez-vous à légèrement sous-pondérer les actions ?
- Nathalie Benatia: Nous avons des doutes sur la poursuite du rally boursier dans la mesure où il résulte des politiques monétaires très accommodantes (qui font baisser les primes de risque) et non d’une solide croissance économique qui soutiendrait les bénéfices des entreprises. L’économie mondiale reste fragile et la reprise est décevante (en particulier dans les zones émergentes). A court terme, les investisseurs auront à cœur de vérifier si la croissance américaine résiste au durcissement de la politique budgétaire ou, au contraire, commence à ralentir. Par ailleurs, la montée des incertitudes de nature politique (dans la zone euro bien sûr mais aussi aux Etats-Unis où de grands pans de la discussion budgétaire restent encore en suspens) alors que l’environnement économique n’est toujours pas très lisible, ne constitue pas un contexte a priori porteur pour les actifs risqués.
- Quelles évolutions sont possibles pour votre allocation d’actifs ?
- A l’heure actuelle, aucune classe d’actifs n’apparaît véritablement attractive, les valorisations étant normales ou très légèrement tendues selon les cas. Les actions européennes, qui présentent une nette sous-valorisation, sont la seule exception. Une allocation d’actifs dynamique doit donc être privilégiée pour contrebalancer le risque baissier lié au contexte général. Nous restons par exemple convaincus qu’une exposition longue en duration sur les obligations de référence de la zone euro pourra être renouvelée sur tout repli significatif du marché. La faible croissance et la décélération de l’inflation dans la zone euro ne plaident pas en effet pour une envolée des taux.
{"title":"","image":"79585»,"legend":"panel allocations»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable. -
Les marchés de capitaux s’orientent vers un millésime 2026 hors norme
Les Etats-Unis, alimentés par les cotations et des levées de fonds historiques dopées à la tech, dominent plus que jamais le marché mondial des capitaux qui progresse de 62 % à 610 milliards d’euros. En Europe, les IPO peinent à transformer l’essai. Les convertibles signent leur résurrection. -
L’Asie accélère sa transition pour sortir de la dépendance énergétique
La crise d’Ormuz a révélé l’étendue de la dépendance des pays asiatiques aux fournisseurs d’hydrocarbures du Golfe. Elle leur donne de nouveaux arguments pour accélérer leurs stratégies de diversification et d’autonomie, selon l’AIE.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- La cotation de SpaceX bouscule la gestion passive
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français