«Nous privilégions une allocation d’actifs dynamique »
- L’Agefi: Pourquoi continuez-vous à légèrement sous-pondérer les actions ?
- Nathalie Benatia: Nous avons des doutes sur la poursuite du rally boursier dans la mesure où il résulte des politiques monétaires très accommodantes (qui font baisser les primes de risque) et non d’une solide croissance économique qui soutiendrait les bénéfices des entreprises. L’économie mondiale reste fragile et la reprise est décevante (en particulier dans les zones émergentes). A court terme, les investisseurs auront à cœur de vérifier si la croissance américaine résiste au durcissement de la politique budgétaire ou, au contraire, commence à ralentir. Par ailleurs, la montée des incertitudes de nature politique (dans la zone euro bien sûr mais aussi aux Etats-Unis où de grands pans de la discussion budgétaire restent encore en suspens) alors que l’environnement économique n’est toujours pas très lisible, ne constitue pas un contexte a priori porteur pour les actifs risqués.
- Quelles évolutions sont possibles pour votre allocation d’actifs ?
- A l’heure actuelle, aucune classe d’actifs n’apparaît véritablement attractive, les valorisations étant normales ou très légèrement tendues selon les cas. Les actions européennes, qui présentent une nette sous-valorisation, sont la seule exception. Une allocation d’actifs dynamique doit donc être privilégiée pour contrebalancer le risque baissier lié au contexte général. Nous restons par exemple convaincus qu’une exposition longue en duration sur les obligations de référence de la zone euro pourra être renouvelée sur tout repli significatif du marché. La faible croissance et la décélération de l’inflation dans la zone euro ne plaident pas en effet pour une envolée des taux.
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