«Nous privilégions les marchés européens, notamment ceux d’Europe du Sud»
- L’Agefi : Craignez-vous que les révisions des perspectives bénéficiaires des entreprises pèsent sur l’évolution des Bourses?
- Stéphane Waldisberg : Malgré des révisions à la baisse du consensus des analystes, les investisseurs privilégient encore les actions, faute de rendement sur l’obligataire. Un groupe de banques centrales est devenu le principal acheteur d’actions au monde, d’après un rapport publié par le forum OMFIF. Lors de la dernière réunion du FOMC, Janet Yellen a réaffirmé le biais toujours accommodant de l’institution, contribuant ainsi à entretenir l’appétit pour les actifs plus risqués, et à réduire le potentiel de remontée des taux souverains. La faiblesse des taux longs justifie de nombreux arbitrages sur les marchés financiers. Sur la Bourse, ils permettent un maintien de la prime de risque à un niveau élevé et nourrissent la hausse du PER moyen. Mais il ne fait aucun doute que cet excès de liquidités se déversant sur les marchés financiers devrait conduire à une plus forte volatilité lorsque les Etats renoueront avec la croissance.
- Quels marchés actions devraient le mieux progresser dans les prochains mois ?
- Je continue à privilégier les marchés européens et notamment ceux des pays d’Europe du Sud, dont on attend une reprise plus marquée de l’activité, grâce à la politique monétaire de la BCE qui restera très accommodante afin de soutenir la croissance. On pourra investir au Japon, grâce aux «Abenomics», à la politique monétaire de la BoJ et à un dollar plus fort. Enfin, un retour sur les émergents pourra être envisagé par une repondération progressive.
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