« Nous privilégions les classes d’actifs plus risqués au moins au premier trimestre »
Jean-Louis Autant, responsable de la gestion diversifiée chez Groupama AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi: Quelle classe d’actifs devrait offrir la meilleure performance cette année ?
Jean-Louis Autant: Nous anticipons un profil d’évolution de marché contrasté avec un début d’année favorable pour les Bourses qui serait suivi d’une période plus floue placée sous le signe de la montée de l’incertitude concernant la sortie progressive des plans de stimuli (tant monétaires que budgétaires). Dans ce contexte il est difficile de faire ressortir une seule classe d’actifs qui surperformerait largement les autres tout au long de l’exercice. De ce fait nous prévoyons de privilégier au sein des portefeuilles les classes d’actifs «risqués» au moins au cours du premier trimestre puis de diminuer le risque global par une substitution d’actifs plus défensifs. Donc, sur fond de publications d’augmentation des résultats au premier trimestre: préférence pour des actions avec des bêtas élevés (avec une diversification sur des places boursières émergentes) et des obligations crédit (plutôt «corporates»). Progressivement arbitrages en faveurs d’obligations souveraines (notamment de pays périphériques de la zone euro), d’indexées sur l’inflation et de convertibles.
Au sein de l’obligataire, quelles catégories privilégiez-vous ?
Les obligations privées restent attractives, au sein de la classe nous sommes cependant plus enclins à préférer les obligations «corporates». Si les anticipations de sorties progressives des politiques monétaires excessivement accommodantes viennent à pénaliser les obligations souveraines il sera judicieux de revenir sur des obligations périphériques de la zone euro pour capter des suppléments de rendement que n’offriraient plus les obligations privées.
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