Nous préférons attendre un meilleur moment pour nous repositionner sur les actions
Patrick Moonen, stratégiste senior chez ING IM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi conservez-vous une allocation d’actifs inchangée depuis trois mois ?
Patrick Moonen : Notre allocation d’actifs est fondée sur une estimation de l’économie, des bénéfices, et des valorisations. Ces derniers mois, rien n’a fait évoluer nos vues ou n’a été divergent de nos prévisions originelles. Nous avons modifié notre allocation au sein même des classes d’actifs : surpondération des marchés émergents, des crédits, des grandes capitalisations et des stratégies à dividendes élevés.
Pourquoi rester « neutre » sur les actions ?
Ces marchés vont peu à peu entrer dans une nouvelle phase, davantage tirés par la croissance des bénéfices et des chiffres d’affaires que par l’expansion des PE. Si les valorisations à long terme (prime de risque, tendances bénéficiaires…) sont attractives, à court terme les cours sont proches de la «juste valeur». La volatilité récente des marchés montre que les investisseurs achètent le thème de la reprise mais qu’ils ont des doutes sur sa durabilité. Et nous partageons ces doutes. La croissance des bénéfices (+20%) sera forte en 2010. Cependant une croissance économique plus faible, le durcissement des conditions monétaires et des réglementations et le moindre impact des réductions de coûts rendent floues les perspectives au-delà de 2010. A court terme, les investisseurs sont optimistes, le niveau de cash des fonds reste faible et les entreprises vont utiliser le marché d’actions pour lever des capitaux. Cela devrait limiter la performance des actions. Globalement le couple rendement-risque est équilibré mais le biais est plus positif à moyen terme : nous préférons attendre un meilleur moment pour nous repositionner.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE. A la demande de l'Opinion, le patron d'Elsan et ancien directeur de cabinet des ministères du Budget et du Travail se glisse dans les habits du locataire de l'Elysée et imagine ses priorités
Après une énième polémique absurde sur la fourniture par l'Etat de lunettes pour regarder l'éclipse solaire du 12 août, il est difficile de ne pas se résoudre à conclure qu’une partie des élites politiques, administratives et intellectuelles a renoncé à l’intelligence