Nous préférons attendre un meilleur moment pour nous repositionner sur les actions
L’Agefi : Pourquoi conservez-vous une allocation d’actifs inchangée depuis trois mois ?
Patrick Moonen : Notre allocation d’actifs est fondée sur une estimation de l’économie, des bénéfices, et des valorisations. Ces derniers mois, rien n’a fait évoluer nos vues ou n’a été divergent de nos prévisions originelles. Nous avons modifié notre allocation au sein même des classes d’actifs : surpondération des marchés émergents, des crédits, des grandes capitalisations et des stratégies à dividendes élevés.
Pourquoi rester « neutre » sur les actions ?
Ces marchés vont peu à peu entrer dans une nouvelle phase, davantage tirés par la croissance des bénéfices et des chiffres d’affaires que par l’expansion des PE. Si les valorisations à long terme (prime de risque, tendances bénéficiaires…) sont attractives, à court terme les cours sont proches de la «juste valeur». La volatilité récente des marchés montre que les investisseurs achètent le thème de la reprise mais qu’ils ont des doutes sur sa durabilité. Et nous partageons ces doutes. La croissance des bénéfices (+20%) sera forte en 2010. Cependant une croissance économique plus faible, le durcissement des conditions monétaires et des réglementations et le moindre impact des réductions de coûts rendent floues les perspectives au-delà de 2010. A court terme, les investisseurs sont optimistes, le niveau de cash des fonds reste faible et les entreprises vont utiliser le marché d’actions pour lever des capitaux. Cela devrait limiter la performance des actions. Globalement le couple rendement-risque est équilibré mais le biais est plus positif à moyen terme : nous préférons attendre un meilleur moment pour nous repositionner.
Plus d'articles du même thème
-
EDF se désengage des énergies renouvelables en Amérique du Nord
L’énergéticien français a conclu un accord avec KKR en vue de lui céder un portefeuille d’actifs d’une capacité nette totale de 5,6 gigawatts. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent. -
La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Même si les obligations indexées sur l’inflation ont pu connaître des périodes décevantes, comme entre 2010 et 2019, des investisseurs les ont intégrées dans leur allocation structurelle. -
«Nous continuons de penser qu’une hausse des taux Fed est probable»
Thomas Brulat-Aulan, directeur de la gestion taux listed assets chez Sienna IM. -
«Nous sommes restés à l’écart des émissions des hyperscalers»
Alexandre Stoessel, responsable gestion obligataire chez Scor IP -
«La hausse des marchés est portée par la croissance des résultats»
Thibault Dorlet, CFA, Senior Multi-Asset Portfolio Manager chez Candriam.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionPrésidentielle : les villes moyennes au cœur du récit national
Brice Soccol : « Ce n’est plus seulement l’opposition entre villes, péri-urbanité et campagnes qui structure la géographie électorale française, mais la capacité des territoires à offrir des perspectives de mobilité sociale, d’emploi et de qualité de vie » -
L'été sera chaudLe pays brûle, les candidats regardent ailleurs
Malgré l'ampleur de l'épreuve vécue par la quasi-totalité du pays, les prétendants à l'Elysée n'ont effectué que des ajustements à la marge de leur campagne. Le débat n'a pas dépassé le stade de savoir s'il fallait climatiser le pays -
Vieux démonsAprès l'accord israélo-libanais, le spectre d'une occupation israélienne sans fin du Liban
Israël et le Liban ont signé un accord historique à Washington, mais son application dépend d'un improbable désarmement du Hezbollah