«Nous pourrions relever nos objectifs sur le S&P 500»
L’Agefi: Le résultat des élections américaines vous incite-t-il à modifier vos prévisions sur le S&P 500?
Vincent Guenzi: Le résultat est mitigé. Avec la victoire partielle des Républicains, le président Obama conserve son droit de veto. Le manque de consensus risque d’entraîner des blocages institutionnels mais les lois déjà votées, comme celle sur la santé, ne pourront pas être abolies. Par ailleurs, les marchés financiers apprécieront la reconduction des exonérations fiscales, en partie acceptée par le président. Enfin, les Républicains voudront réduire les dépenses publiques jugées contre-productives. Comme l’action publique risque d’être contrainte, la Fed reste la seule à pouvoir stimuler la croissance économique. Ceci était anticipé et ne nous fait pas changer nos prévisions. Mais si les récentes évolutions favorables du marché du travail et des résultats des entreprises se poursuivaient, nous pourrions relever nos objectifs.
Sur quelle zone attendez-vous le plus fort rebond des marchés actions?
En 2010, les meilleures performances (en euros) ont été en ordre décroissant: les pays émergents, l’Europe du Nord puis les Etats-Unis. La hausse du yen a compensé les mauvaises performances des actions japonaises. A moyen terme, cette hiérarchie devrait être respectée. Mais les places émergentes ont parfois retrouvé leurs niveaux d’avant crise ce qui milite pour de la prudence à court terme. En Europe, nous constatons des rattrapages des places du Sud chaque fois qu’il y a un retour au calme sur les dettes souveraines de ces pays. Mais l’actualité récente nous montre bien que l’incertitude reste forte et que ces répits sont de courte durée.
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