« Nous persistons à éviter le secteur de la consommation discrétionnaire »
explique Olivier Rudigoz, gérant actions européennes chez BNP Paribas AM
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Propos recueillis par Bruno de Roulhac
L’Agefi : Quand pourriez-vous revenir vers un portefeuille plus offensif ?
Olivier Rudigoz : En fait, nous avons déjà commencé. Plus personne ne conteste la réalité du ralentissement économique américain ni son impact négatif sur les croissances bénéficiaires de 2008. Et ceci est déjà reflété dans les cours de certaines valeurs. La question du secteur financier subsiste, mais il semble qu’une bonne partie du chemin en termes de besoins de provisions ait été faite, même si ce n’est pas terminé comme l’indique l’évolution des marché de crédit sur le premier trimestre 2008. Le secteur bénéficie de mesures de sauvetage de la part des banques centrales voire des gouvernements. Il faudra ensuite, selon les cas individuels, qu’il se recapitalise. Mais on a déjà constaté l’appétit de certains investisseurs asiatiques ou du Moyen-Orient pour participer à ces augmentations de capital. Les financières «de qualité» et qui ont autant souffert que le secteur devraient se reprendre. Ce que nous persistons à éviter, c’est le domaine, au sens large, de la consommation discrétionnaire.
Quel attrait trouvez-vous au secteur de la santé ?
La santé ne recouvre pas exclusivement les laboratoires pharmaceutiques. Nous sommes présents – et depuis longtemps – dans des valeurs de santé telle la société allemande Fresenius qui opère dans l’univers hospitalier. Ce type d’entreprise bénéficie de tendances lourdes qui assurent sa croissance à venir avec un excellent niveau de visibilité. Le cas des laboratoires pharmaceutiques est plus controversé. Il apparaît toutefois que les niveaux de valorisation – très déprimés – prennent bien en compte tous les défis – largement commentés : tombée de brevets, grande réticence des autorités à accorder de nouvelles autorisations de mise sur le marché pour des produits qui n’apportent pas de «plus» thérapeutiques, renchérissement des coûts de développement – auxquels ils doivent faire face.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
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La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides