«Nous pensons que l’environnement est favorable aux obligations privées»
Rachid Medjaoui, directeur de la gestion tactique de l’allocation d’actifs de La Banque Postale AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi: Les craintes de ralentissement de la croissance mondiale ne vont-elles pas vous conduire à faire preuve de moins d’optimisme sur les actions?
Rachid Medjaoui: Notre vue constructive sur les actions n’a pas été fondée sur un scénario de croissance forte. Elle repose en grande partie sur la capacité des entreprises à délivrer des résultats satisfaisants, malgré une reprise économique des pays développés graduelle et molle, grâce à des bilans assainis et à des leviers opérationnels élevés. Les facteurs d’évaluation et techniques participent également à ces anticipations positives. Bien entendu, nous pensons que le ralentissement sur le second semestre sera transitoire. Pour autant, compte tenu de la nature relativement structurelle des risques qui pèsent sur la croissance (désendettement des ménages et des Etats), nous ne pouvons pas exclure qu’il puisse perdurer au-delà. Dans ces conditions, nous avons profité de la baisse sensible de la volatilité au mois de juillet pour remplacer une partie de notre surpondération par des achats de call spread.
Au sein de l’obligataire, quels types d’actifs privilégiez-vous?
Nous pensons que l’environnement de croissance molle et de taux bas, dans un contexte de bilan assaini, est favorable aux obligations privées. Nous restons positifs sur les obligations émergentes, même si l’importance des flux peut inciter à court terme à une certaine prudence. S’agissant de l’évolution des taux longs des pays «core», nous estimons que nous sommes sur des rendements planchers. Mais, il est certainement trop tôt pour devenir véritablement prudent.
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