«Nous ne serions pas surpris de voir une correction sur le S&P 500»
- L’Agefi : Pourquoi estimez-vous que le CAC 40 comme le S&P 500 n’ont peu ou pas de potentiel de croissance ?
- Sandra Craignou: Les niveaux atteints aujourd’hui par l’indice américain constituent les plus hauts de 2000 et 2007. Une résolution à court terme du «fiscal cliff» et le soutien continu des banques centrales ont entraîné une hausse significative du marché actions américain. Néanmoins, nous ne serions pas surpris de voir une correction, probablement liée à des mesures fiscales aux Etats-Unis ou à des inquiétudes sur la politique monétaire. En effet, le danger réside aussi dans le niveau de dépendance des investisseurs à la politique monétaire. Ainsi, tout changement d’attitude de la part des banques centrales pourrait constituer un risque de baisse. La situation en Europe est différente. Les incertitudes politiques en Italie et à Chypre entraînent un retour de l’aversion pour le risque sur les actions européennes, y compris sur l’indice CAC 40, ce qui constitue un frein à l’investissement.
- Quels catalyseurs attendez-vous pour faire preuve de plus d’optimisme ?
- Nous ne sommes pas réellement pessimistes sur les marchés actions, ni sur la croissance globale mais pensons que l’année sera marquée de nouveau par des incertitudes et donc une certaine volatilité. Aujourd’hui, le momentum autour de la croissance mondiale s’est amélioré, tiré par les Etats-Unis et l’Asie. L’abondance de liquidité continue de soutenir le marché. Mais l’austérité des politiques fiscales reste une menace pour la croissance en Europe. Ainsi, nous pensons que les mesures décidées en zone euro pour retrouver de la croissance seront cruciales.
{"title":"","image":"79584»,"legend":"panel actions»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les banquiers centraux ne veulent plus donner d’indications prospectives
Le principal panel du Forum de Sintra 2026 a tout de même été l’occasion pour Christine Lagarde (BCE) comme pour Kevin Warsh (Fed) de reconnaître un recul des anticipations d’inflation depuis leurs dernières réunions monétaires. Sans pour autant faire bouger les anticipations de hausses de taux. -
Un consortium comprenant BlackRock, Visa et Mastercard lance un nouveau stablecoin
Plus de 140 sociétés se sont réunies au sein d'Open Standard, un groupe avec une gouvernance collaborative ayant pour objectif de distribuer un stablecoin en dollar. -
Google est condamné à payer près de 2 milliards de dollars à Klarna
La justice suédoise estime que Google a, pendant de nombreuses années, abusé de sa position dominante sur le marché de la recherche en ligne. Le groupe pourrait faire appel de cette décision. -
La banque verte achète à Worldline ses parts dans leur coentreprise de paiement CAWL
Le partenariat signé en 2024 se poursuit et reste stratégique. Depuis, la banque est aussi devenue un des plus gros actionnaires du spécialiste du paiement avec plus de 10% de son capital. -
Amarris muscle son bilan pour poursuivre la consolidation en s'émancipant des plateformes techs
Moins d'un an après l'entrée de Naxicap Partners à son capital, le groupe mariligérien lève 39 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de croissance externe sur le marché de l'expertise comptable. -
Les marchés de capitaux s’orientent vers un millésime 2026 hors norme
Les Etats-Unis, alimentés par les cotations et des levées de fonds historiques dopées à la tech, dominent plus que jamais le marché mondial des capitaux qui progresse de 62 % à 610 milliards d’euros. En Europe, les IPO peinent à transformer l’essai. Les convertibles signent leur résurrection.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Malakoff Humanis visé par une enquête du PNF sur la sélection de ses gérants
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
- Léa Dunand-Chatellet prend la direction générale de Mirova
- La cotation de SpaceX bouscule la gestion passive
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français