Nous ne nous attendons pas à un mouvement de la BCE avant l'été 2010
Philippe Weber, responsable études et stratégie chez CPR Asset Management
Publié le
Tân Le Quang
L’Agefi: La pause monétaire de la BCE peut-elle durer ?
Philippe Weber: La pause va durer, mais pas éternellement. Même en étant très prudent sur les perspectives de croissance dans la zone euro, on ne pourra rester éternellement avec un taux aussi proche de zéro et une liquidité bancaire surabondante. Mais pour l’instant, la croissance est encore trop faible, l’inflation trop basse, le marché monétaire trop fragile, pour qu’on puisse songer à resserrer les taux ou la liquidité – la «règle de Taylor», qui est une des façons d’estimer le niveau du taux directeur en fonction de l’inflation et de l’activité, conduit toujours à un taux négatif. Aussi, je n’attends guère de mouvement avant l’été: la BCE, à mon sens, aura soin de gérer l’échéance du refinancement à un an de juin 2009 – d’un montant de 442 milliards d’euros – avant de remonter les taux, en même temps, sans doute, qu’elle normalisera la liquidité.
Quels seront les impacts pour les marchés du retrait progressif des programmes de rachats d’actifs financiers de la Fed ?
Ils devraient être limités. Les rachats de titres d’Etat sont terminés, la fin des rachats d’ABS est annoncée pour mars 2010 depuis le début. Il n’y aura donc aucune surprise. Mais, bien sûr, ces achats massifs (1.725 milliards de dollars au total) ont contribué au niveau très bas des taux longs, et ce soutien disparaîtra. Cela dit, c’est surtout l’annonce que la banque centrale retire des liquidités qui sera le signal du début de la normalisation, et donc d’une hausse prochaine des taux courts. Les taux longs devraient alors remonter, en raison d’un refinancement plus cher et de liquidités moins abondantes. La Réserve fédérale devra aussi piloter cela !
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
Le conseil financier indépendant WeMa ouvre son capital au family office de Didier Tabary, qui débourse 20 millions d'euros pour une participation de plus de 20 %.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?
Le président américain veut pousser Riyad et d'autres pays arabes à rejoindre les accords d'Abraham, au moment où un accord avec l'Iran semble imminent