explique Vincent Treulet, stratégiste chez Natixis
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Propos recueillis par Bruno de Roulhac
L’Agefi : Quel catalyseur attendez-vous pour une reprise durable des marchés actions ?
Vincent Treulet : Plus qu’un événement précis, le catalyseur sera sans doute une période de baisse de la volatilité, grâce à l’absence de nouveaux développements dans la crise du crédit et une stabilisation de la dégradation macroéconomique. Cela réduira l’aversion pour le risque et peut entraîner une reprise d’une violence surprenante compte tenu de la très forte liquidité des portefeuilles des investisseurs. Cette phase pourrait intervenir au deuxième ou au troisième trimestre. L’entrée en récession des Etats-Unis et son effet sur la croissance mondiale ont déjà donné lieu selon nous à une correction suffisante, si on est dans un cycle «classique». Les indices ont perdu jusqu’à 25% par rapport à leur plus hauts, contre 15 à 30% dans les inflexions similaires depuis le début des années 80. Les multiples absolus de valorisation sont revenus à des niveaux proches du point bas de 90, mais sont bien meilleur marché que ce qui s’est vu ces dernières décennies si on les compare aux taux d’intérêt. Cela reflète une inquiétude sur la nature du cycle : le marché craint une forme de «japonisation» de l’économie. Même si la reprise américaine en 2009 devrait être molle, nous ne souscrivons pas à une évolution dépressive pour des raisons tant financières (le monde reste en «économie de bulle» et il est trop tôt pour jouer la rupture de cet environnement) que macroéconomiques.
Quels secteurs ont actuellement votre préférence ?
La faible visibilité à court terme nous incite à jouer un mix de secteurs défensifs en retard de performances et aux valorisations relatives faibles (pharmacie, compagnies pétrolières) et de secteurs plus cycliques tirés par la dynamique émergente (produits de base, parapétrolières, luxe…). A l’inverse, nous avons adopté depuis décembre une sous-pondération des défensives «stars» de fin 2007 (télécoms, utilities) pour des raisons de valorisation.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
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Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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