« Nous ne croyons pas à une crise structurelle du billet vert »
précise Michael Soued, directeur du pôle taux & devises chez State Street Global Advisors France SA
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Propos recueillis par Tân Le Quang
L’Agefi : la baisse de la livre face à l’euro a-t-elle encore du potentiel ?
Michael Soued : Conjoncturellement, l’impact de la récession annoncée aux Etats-Unis devrait être plus large et rapide en Angleterre qu’en Europe continentale. De plus, la crise de l’été dernier commence déjà à peser sur la consommation et la confiance des entrepreneurs britanniques, ce qui devrait inciter la BoE à poursuivre son assouplissement monétaire en 2008. La livre continuera ainsi à s’affaiblir face à l’euro, vu l’absence de signaux clairs de ralentissement de la zone euro et le discours anti-inflationniste de la BCE qui tendra à reporter sa première baisse de taux. Mais la force du déclin de la livre devrait peu à peu s’amoindrir à la faveur d’un apaisement sur les perspectives de croissance mondiale, ramenant la parité entre 0,74 et 0,76.
La fébrilité du dollar va-t-elle perdurer ?
La crise du dollar n’est probablement pas terminée à ce jour et devrait continuer tant que l’environnement actuel perdure. De fait, l’aversion pour le risque s’est accentuée avec le spectre d’une récession américaine. De plus, nous observons un véritable mouvement de fond en termes de diversification des flux internationaux des capitaux : dans un souci de diversification de portefeuilles, d´adéquation avec la structure du commerce extérieur, les banques centrales et les fonds souverains, attirés par la crédibilité anti-inflationniste de la BCE et l´absence de déséquilibres macroéconomiques de la zone euro, sont massivement acheteurs d´obligations libellées en euro. De plus, le recul du dollar est peu inflationniste pour les Etats-Unis. Toutefois, nous ne croyons pas à une crise structurelle du billet vert, un regain d’optimisme étant possible mi-2008 aidé par la force du geste monétaire de la Fed qui embellira les perspectives pour 2009.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
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L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
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Seuls Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont sûrs d'avoir leur ticket pour le premier tour. Les autres doivent batailler pour s'imposer, eux ou leurs idées. Les perdants finiront par se rallier
Alors que le président ukrainien est affaibli par une crise politique et que la Russie multiplie les frappes meurtrières, l'Union européenne devrait endosser un rôle décisif pour faire cesser le conflit