« Nous n’anticipons pas de rally haussier d’envergure »
L’Agefi : Pourquoi surpondérez-vous les obligations ?
Johanna Kyrklund : Nous sommes moins positifs sur l’évolution des emprunts d’Etat américains qui ont progressé sur fond d’anticipations du nouveau programme d’assouplissement quantitatif. Nous privilégions les obligations à haut rendement et la dette émergente en devise locale. Bien que le high yield ait enregistré de solides performances, son niveau de rendement moyen à 7,6% demeure attractif et nous pensons que les taux de défauts devraient rester faibles compte tenu de la solide génération de cash flow des entreprises et de leur rentabilité. La qualité des fondamentaux et les flux militent en faveur de la dette émergente, notamment en devises locales.
Anticipez-vous un rebond des marchés actions d’ici la fin de l’année ?
Le S&P 500 est désormais proche de ses plus hauts et selon nous, il ne faut pas exclure la poursuite de la tendance haussière, en raison des effets anticipés de la seconde salve de mesures quantitatives, tandis que le risque de baisse reste limité par la solide rentabilité du secteur des entreprises. Le marché commence à intégrer les effets du renforcement du programme d’assouplissement quantitatif, mais les valorisations sont à des niveaux extrêmement bas par rapport aux obligations et nous identifions de nombreuses opportunités de qualité. Avec des multiples boursiers à leur juste valeur nous n’anticipons pas le début d’un rally haussier d’envergure, mais une hausse supplémentaire pourrait se produire d’ici à la fin de l’année, offrant des opportunités tactiques. Toutefois le risque de nouvelle chute de l’activité pourrait refaire surface l’an prochain.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques américaines surfent sur les opérations de marché
JPMorgan, Goldman Sachs, BofA, Citigroup et Wells Fargo ont tiré parti du dynamisme du trading et de leurs activités dans la banque d’investissement au deuxième trimestre 2026. -
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.