Nous craignons en 2010 les conséquences de la fin de l’afflux de liquidités
Hugues de Montbel, gérant chez Aberdeen Asset Management France
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous une forte progression des Bourses à horizon six mois, puis une nouvelle consolidation ?
Hugues de Montbel : Nous restons confiants sur les actions compte tenu de l’ampleur et de l’efficacité des politiques économiques mises en place pour répondre à la crise, d’un cycle favorable sur les stocks et de la résurgence du commerce mondial (cf. le Baltic Dry Index depuis septembre). La liquidité reste bien sûr un facteur essentiel dans la continuation du rally. L’amélioration de l’emploi n’arrivera qu’avec retard sachant que, dans un premier temps, c’est surtout le nombre d’heures travaillées qui progressera. Cependant nous n’anticipons pas de désendettement rapide du consommateur américain. L’immobilier commercial et les finances des Etats restent des éléments préoccupants que nous surveillons de près, et même si nous sommes positifs à court terme, nous craignons en 2010 les conséquences de la fin de l’afflux de liquidités par les banques centrales.
Quels secteurs privilégiez-vous actuellement ?
L’appétit pour le risque étant proche de ses niveaux extrêmes, le calendrier nous semble bon pour revenir sur certaines idées défensives. Avec des bilans peu endettés, les télécoms peuvent surprendre sur leur cash-flow et sur leurs politiques de distribution tout en conservant un levier cyclique à une reprise économique. Le secteur pétrolier est en retard, et intègre selon nous les doutes structurels sur les business models des grandes pétrolières intégrées. En revanche nous restons méfiants sur les utilities car le message des managements ne sera pas meilleur par rapport au trimestre précédent et les fondamentaux restent faibles. Au total, nous avons un peu réduit notre biais cyclique.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
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Après une énième polémique absurde sur la fourniture par l'Etat de lunettes pour regarder l'éclipse solaire du 12 août, il est difficile de ne pas se résoudre à conclure qu’une partie des élites politiques, administratives et intellectuelles a renoncé à l’intelligence