«Nous continuons à préférer les actions par rapport aux obligations souveraines»
Frédéric Dodard, responsable des solutions d’investissement de la zone EMEA chez State Street Global Advisors
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Yves-Marc Le Réour
-L’Agefi: Quelles sont les raisons de votre sous-pondération sur le compartiment obligataire ?
-Frédéric Dodard: Nous continuons à préférer les actions par rapport aux obligations souveraines et cette préférence se traduit par une surpondération en actions et une sous-pondération obligataire. Pour un portefeuille diversifié standard nous surpondérons les actions de 7% et sous-pondérons les obligations de 7%. L’environnement économique n’est pas flamboyant mais il continue à s’améliorer. Les craintes sur les émergents et la géopolitique ont également joué en faveur des obligations, en montrant leur vertu défensive. Comme ces craintes tendent à s’estomper, nous pensons que les taux devraient reprendre leur hausse. Nous ne nous attendons cependant pas à un krach obligataire, tout au plus à une correction mesurée sur les prochains trimestres. Au sein des obligations, nous préférons les titres à haut rendement, le crédit catégorie investissement et les titres périphériques par rapport aux obligations souveraines cœur.
-Envisagez-vous une plus forte volatilité des marchés actions dans les prochains mois ?
-Les volatilités réalisée et implicite des actions, qui ont déjà remonté depuis fin janvier, sont assez élevées par rapport aux niveaux atteints sur les 12 à 18 derniers mois. Cette situation, qui traduit les incertitudes économiques sur les marchés émergents et le risque géopolitique en Ukraine, devrait durer quelques temps encore. On peut ainsi craindre des périodes brèves - de une à deux semaines - de remontée de la volatilité. Cette dernière devrait au bout de compte continuer à évoluer dans un canal estimé entre 15 et 20% pour l’indice VIX au cours des prochains mois.
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