Nous avons une préférence pour les valeurs défensives
L’Agefi : Selon vous, les « spreads » à l’émission vont-ils rester longtemps à des niveaux élevés ?
Richard Woolnough : En décembre 2008, les spreads américains de catégorie « BBB » ont atteint les 804 points de base, leur plus haut niveau depuis 76 ans. Des perspectives économiques plus positives et une stabilisation des fonds alternatifs ont réduit la pression qui pesait sur ce marché. Les obligations d’entreprises européennes notées « BBB » ont offert un rendement de 9,7 % cette année, ce qui est excellent.
Dans la mesure où les spreads de crédit sont toujours larges, ils restent intéressants. Nous continuons à penser que le rendement des obligations d’entreprises de catégorie « investissement » compense largement le risque qu’elles portent pour les investisseurs. Les marges de crédit larges doivent refléter la nature sévère de la récession, mais aussi le risque que celle-ci soit plus longue ou plus profonde que le marché ne l’anticipe. Cependant, si les émetteurs de type « BBB » tombaient autour des 200 pb sans qu’il y ait de signes d’amélioration de l’économie, alors notre point de vue positif serait susceptible de changer.
Vous êtes à « surpondérer » dans vos portefeuilles. Quelles classes d’actif et catégories de notation privilégiez-vous ?
En ce moment, nous favorisons les émissions de type « investissement » notées « BBB ». Cette catégorie de notation concerne des sociétés de grande taille et stables, dont les obligations offrent des rendements très attrayants comparés au monétaire et aux obligations d’Etat.
Nous avons une préférence pour les valeurs défensives, qui ont un effet de levier assez faible mais qui bénéficient de flux monétaires stables et solides – par exemple le secteur des télécommunications.
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