«Nous avons renforcé notre position sur la zone euro, en particulier sur les financières»
Erick Muller, directeur produits du pôle global fixed income chez JPMorgan AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’Agefi : Quelle est votre prévision sur la dette high yield, en particulier sur le marché primaire ?
Erick Muller : Notre position est très positive sur le marché du high yield. Nos portefeuilles crédit et nos allocations stratégiques sont surpondérés sur cette classe d’actif. Le marché primaire restera contrasté avec d’un côté les émetteurs obligataires récurrents (principalement des entreprises de qualité BB), aux besoins de refinancement très absorbables en 2012 et qui ont parfois déjà anticipé leurs besoins, et de l’autre côté, des entreprises de qualité inférieure (B), plus dépendantes historiquement d’un marché bancaire qui réduit la voilure. Ces émetteurs, plus vulnérables aujourd’hui, devront venir sur l’obligataire de manière plus soutenue pour leur refinancement de 2012 et devront accepter des valorisations plus favorables aux investisseurs. Il s’agit donc d’un vrai marché de «stock picker».
Quelle est votre stratégie crédit actuelle ?
Nous conservons stratégiquement une exposition longue sur le crédit depuis la fin de l’année dernière. Nous pensions que les effets d’annonces des LTRO de décembre et février étaient profonds et positifs pour les marchés du crédit en général. Ces opérations améliorent très sensiblement la visibilité sur le secteur financier et c’était l’un des points les plus critiques sur les marchés des obligations privées en 2011. Nous avons renforcé notre position sur la zone euro en début d’année et en particulier sur les financières. En termes de qualité de crédit sur les corporates non financières, nous préférons le segment BBB dont la valorisation nous paraît plus porteuse de valeur que les meilleurs segments AA ou A.
Alors que les banques européennes ont multiplié les annonces autour des stablecoins ces derniers mois, outre-Atlantique, ce sont les dépôts tokenisés qui font l'actualité bancaire sur la blockchain. Des choix différents, qui s'expliquent.
Le bureau d'analyses des marchés financiers Trading Central, basé à Paris, lance un ETF systématique multifactoriel via le spécialiste de la marque blanche, HANetf.
Les communs n'ont jamais été aussi vastes ni aussi décisifs. Du climat aux infrastructures de l'intelligence artificielle, leur expansion convoque l'héritage d'Elinor Ostrom et interroge notre capacité à bâtir des règles collectives à l'échelle mondiale. Le troisième et dernier volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
L'acteur du paiement renforce ses pions dans l'intelligence artificielle pour se préparer à la révolution du commerce agentique. L'acquisition est estimée à plus de 7 milliards de dollars.
L’endettement public américain - celui de l’Etat fédéral - vient de franchir cette barre, à 40.047 milliards de dollars, au moment où le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cherche à éviter un dérapage sur les taux. Elle a doublé depuis le premier mandat de Donald Trump.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Edouard Philippe se déplace à Mayotte et à La Réunion pour tenter de rattraper Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, très plébiscités en Outre-mer en 2022.
Alors que le yen reste faible malgré l'intervention conjointe de Washington et Tokyo fin juillet, l'augmentation de ses taux obligataires à long terme pourrait avoir des conséquences bien au-delà des frontières japonaises