Nous augmentons les obligations émergentes compte tenu de leurs solides fondamentaux
Joël Konop, responsable de la gestion diversifiée à la Française des Placements
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi demeurez-vous à « sous-pondérer » sur les actions ?
Joël Konop : Le rebond de l’activité qui vient de s’amorcer ne nous semble pas le signal d’une vraie reprise économique, la reprise durable ne viendra que lorsque le désendettement sera suffisant pour libérer les comportements d’investissement des entreprises et des ménages. On observe depuis le point bas de mars un rebond violent des attentes sur la croissance des résultats censée revenir sur le rythme de la précédente phase d’expansion. Les multiples se normalisent et se rapprochent des niveaux de 2003-2006. Le marché est donc partagé entre d’une part les bonnes nouvelles économique et une dynamique de flux et d’autre part, la nécessité d’attendre les résultats du troisième trimestre pour poursuivre le mouvement haussier déjà bien amorcé et valorisé. Notre sous-exposition (relative car la part actions a été augmentée de 15 % depuis le mois de mars) est le résultat de notre allocation d’actifs qui a privilégié le crédit et les obligations convertibles depuis le début d’année. La diversification redevient pertinente. Un portefeuille articulé entre actions, obligations convertibles, crédit, dette émergente et taux d’Etat n’a pas vu sa performance pénalisée.
Quels arbitrages pourriez-vous opérer dans les prochaines semaines ?
Nous commençons à prendre des profits sur la part crédit, considérant que le rattrapage s’est largement opéré même si le portage reste toujours positif. Nous augmentons concomitamment les obligations émergentes compte tenu des fondamentaux qui restent solides. La part actions devrait rester stable.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances