Nous anticipons une forte hausse des indices sur la fin d’année
Christian Parisot, chef économiste chez Aurel BGC
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi restez-vous très prudent sur les marchés actions à horizon six mois ?
Christian Parisot : Notre prévision à six mois cache deux mouvements violents du marché. D’abord une forte hausse des indices sur la fin d’année. Le consensus économique actuel est très positif pour le marché actions : la reprise économique est molle ! En effet, les entreprises se sont restructurées et disposent d’une marge unitaire élevée : même un profil de croissance molle est positif pour les profits. Ce scénario consensuel suppose aussi que les politiques monétaire et budgétaire resteront expansionnistes. Les taux longs resteront bas. Mais, au premier trimestre 2010, le risque de rechute du marché actions est fort face à un discours des banquiers centraux moins favorable aux marchés.
Vous craignez une mauvaise surprise sur les bénéfices pour 2010 ?
Deux risques existent pour 2010. Primo, le rebond de l’activité peut se traduire par des pressions sur les marges. Les plans d’économie des entreprises ont leurs limites et il est impossible de couper durablement les investissements informatiques, les dépenses marketing, les frais de transport… La croissance du chiffre d’affaires en 2010 pourrait être plus rapide que celle du bénéfice par action (l’inverse s’est d’ailleurs observé durant la récession). Secundo, le risque est celui de la normalisation de la politique monétaire (avec la reprise des liquidités excédentaires) et la mise en place de politique budgétaire trop restrictive sur l’économie. Les Etats ne devront pas réduire trop rapidement leurs déficits pour ne pas compromettre la reprise.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances