« Nous anticipons maintenant une croissance des bénéfices pour 2011 »
Claire Chaves d’Oliveira, gérante actions européennes chez Groupama AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi avez-vous revu à la hausse vos anticipations de croissance des bénéfices ?
Claire Chaves d’Oliveira : Nous avons revisé à la hausse nos perspectives de croissance des résultats des entreprises, tant pour 2010 que pour 2011 où nous anticipons maintenant une croissance faible mais positive. En effet, si la croissance des pays occidentaux s’annonce très molle, la croissance mondiale reste solide grâce à la vigueur des pays émergents (maintenant plus importants que les Etats-Unis dans les débouchés commerciaux des grandes entreprises européennes) ; la hausse des matières premières constitue dans un premier temps un facteur de hausse des résultats pour les producteurs ; enfin, les risques réglementaires et la pression sur le capital des valeurs financières s’éloignent après des conclusions du Comité de Bâle qui permettent aux institutions de gagner du temps.
Ceci vous amène à réviser à la hausse vos objectifs?
Malgré la belle progression des marchés actions depuis début juillet, les valorisations restent très attractives (hausse des anticipations de résultats et baisse des taux).
Le haut rendement des actions constitue un facteur de soutien important, surtout dans un environnement de taux bas (peu d’alternative attrayante), tout comme le retour de l’appétit pour les fusions-acquisitions. Nous avons donc revu à la hausse nos objectifs à trois comme à douze mois, sans toutefois franchir le haut du canal de 2010 et les niveaux d’avant la crise de l’euro : en effet, les risques liés aux dettes souveraines ne sont pas écartés, même si le marché semble s’y accoutumer.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve