«Notre crainte actuelle reste la détérioration des fondamentaux économiques en zone euro»
- L’Agefi: Pourquoi avez-vous fortement réduit la poche actions au début du mois ?
- Malik Haddouk: La bonne performance des marchés actions au cours de l’été nous a amenés à prendre des profits. Nous considérons que les valorisations ne sont plus aussi attractives et la marge de progression de la plupart des marchés actions nous semblent maintenant limitée. La publication à venir des résultats des entreprises du troisième trimestre et surtout les prévisions seront scrutées avec beaucoup d’intérêt par les investisseurs. Les révisions à la baisse des perspectives de croissance des bénéfices n’ont cessé de se dégrader depuis le début de l’année. Notre crainte actuelle, qui explique ce repli opéré sur les actions, reste la détérioration des fondamentaux économiques en zone euro et le ralentissement avéré de la croissance économique chinoise qui renforcent les pressions déflationnistes et fragilisent les perspectives économiques de nombreux pays dont l’Europe et certains pays émergents.
- Au sein de l’obligataire, sur quels actifs vous êtes-vous renforcés ?
- A mesure que nous réduisions nos expositions sur la classe d’actifs actions nous avons accru la sensibilité de nos portefeuilles obligataires. Nous avons renforcé nos investissements en relevant nos expositions sur les maturités 10 ans aux Etats-Unis et dans la zone euro tout en continuant de privilégier légèrement les pays périphériques. La baisse continue des anticipations d’inflation des deux côtés de l’Atlantique et le faible rythme de croissance en zone euro militent pour un report de quelques mois encore de la normalisation tant attendue des taux d’intérêt.
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