Natixis paie la sensibilité des marchés au risque de liquidité
Publié le
Alexandre Garabedian
Le risque de liquidité est l’épée de Damoclès qui flotte au-dessus des marchés obligataires. La question se pose avec une acuité toute particulière pour les fonds qui offrent à leurs clients la possibilité de retirer leur argent tous les jours, mais qui investissent dans des actifs peu ou pas liquides pour aller chercher du rendement. C’est à cette aune qu’il faut lire le plongeon boursier de Natixis jeudi. L’action de la banque a perdu près de 13% en séance, après que Morningstar a suspendu mercredi la notation d’un fonds du gestionnaire H2O AM, dont Natixis IM détient 50% du capital. La boutique est l’une des success story de Natixis, et s’avère très rentable avec 360 millions d’euros de bénéfice net l’an dernier.
Que reproche-t-on à H2O AM ? D’avoir investi une petite partie de ses actifs dans des obligations d’entreprises de la galaxie Lars Windhorst, un financier allemand à la réputation sulfureuse. Un article du blog du FT, Alphaville, s’interrogeait aussi sur les conditions de valorisation de ces investissements pour lesquels il n’existe souvent pas de prix de marché fiable.
Certains observateurs ont immédiatement fait le rapprochement avec deux accidents industriels récents, ceux du gestionnaire suisse GAM et du britannique Woodford, obligés de geler les retraits sur des fonds qui avaient investi en masse dans des titres illiquides. Le parallèle est abusif. H2O AM a fourni jeudi des explications détaillées sur ses fonds, et n’a jamais caché à ses souscripteurs son appétit pour le risque. Son exposition aux obligations d’entreprise non notées s’inscrit dans la fourchette autorisée qu’il communique aux investisseurs, et le fonds regorge de cash. Rien de comparable, donc, avec un Woodford, qui a violé ses limites d’investissement dans des actions non cotées, ou avec GAM, dont le processus de gestion était contesté.
A cet égard, la correction boursière de l’action Natixis peut sembler exagérée, mais elle traduit bien l’extrême sensibilité des investisseurs à cette question. Il faudra désormais surveiller les flux entrants et sortants sur les fonds de H2O, car in fine, ce sont les clients du gérant d’actifs qui serviront de juge de paix dans cette affaire.
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%.
Doublant la taille du précédent millésime, Blackstone Capital Partners Asia III dépasse son objectif de 10 milliards de dollars, confirmant la prééminence des plus grandes plateformes dans la région.
Le multi-family office franchit le cap des 6 milliards d'euros d'actifs sous conseil et structure sa gouvernance en confiant à Nour Bendimered le poste, nouvellement créé, de responsable des investissements (CIO).
Lors d'une étude de phase 3 sur son traitement contre la rectocolite hémorragique, quelques patients ont développé des cancers. Abivax estime qu'il n'y a aucun lien mais les investisseurs sanctionnent lourdement le titre.
Avec le recrutement de Christophe Juniet à la tête d'une nouvelle ligne métier, les dirigeants font de la transformation digitale une priorité stratégique.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
En recevant le président birman après son élection contestée en avril, Narendra Modi défend avant tout les intérêts indiens face à une Chine conquérante
L’ancienne ministre de l’Ecologie, retirée de la vie politique depuis 2017, a annoncé son souhait d’être désormais « utile » aux côtés du maire du Havre