Natixis AM réorganise ses équipes de gestion en six centres d’expertise
Face à la décollecte structurelle du marché français, Natixis Asset Management (NAM) révise son modèle. Alors que l’obligataire et le monétaire représentent les trois quarts des encours (287 milliards d’euros fin 2011), «nous voulons que NAM cesse d’être vu principalement comme une maison de taux, annonce Pascal Voisin, directeur général (DG) de la société dans L’Agefi Hebdo d’aujourd’hui. Nous voulons nous rapprocher du modèle multiboutique de Natixis Global AM (NGAM) qui a déjà fait grandement ses preuves comme l’atteste sa collecte nette de 3,7 milliards d’euros l’an dernier».
NGAM, holding de tête de la gestion d’actifs de Natixis, a bénéficié des flux positifs de son pôle international, quand NAM, son pôle parisien, enregistrait 9,4 milliards d’euros de décollecte en 2011, selon le rapport du cabinet Secafi mandaté par les élus du personnel.
Pour inverser la tendance, Pascal Voisin va réorganiser NAM en six unités de gestion dans les prochains mois. Sans être des boutiques indépendantes, «ce seront des centres de gestion autonomes et responsables de leur processus d’investissement qui bénéficieront des fonctions supports mutualisées de NAM, ainsi que d’une plate-forme de distribution en France et à l’international», avance le DG.
La réallocation des équipes va suivre deux axes. « Nous voulons d’une part réaffirmer le cœur des expertises de NAM qui représentent 90 % des encours et l’essentiel de la rentabilité: les taux, les actions européennes et une nouvelle business unit Investissements et Solutions Clients (ISC, à destination des institutionnels, ndlr) dont la mission est de proposer des solutions globales d’investissement qui dépassent la simple allocation d’actifs, détaille Pascal Voisin. D’autre part, nous allons mettre l’accent sur trois expertises ‘satellites’ présentant un vrai potentiel de croissance : l’investissement responsable, la gestion globale émergente (taux et actions, ndlr) et la gestion de produits structurés et de volatilité ». Les trois satellites et ISC regrouperont essentiellement des collaborateurs de l’actuelle gestion actions, diversifiés et structurés, amenée à disparaître.
NAM, qui veut doper ses ventes à l’international (5% des encours aujourd’hui), a doublé son objectif de collecte cumulée 2013-2016 à 12 milliards d’euros. Selon un document interne, les flux seront cependant encore négatifs cette année.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE suit la boussole des marchés
La banque centrale joue la montre avant une très probable hausse de taux en septembre, le temps d’avoir les données pour la justifier. Le Conseil des gouverneurs donne cependant l’impression de se satisfaire de voir les marchés anticiper, voire guider ses décisions. Malgré des taux à 10 ans au plus haut depuis longtemps. -
La gestion d'actifs sauve tout juste les résultats de Lazard
La banque d’affaires cotée à New York a vu son bénéfice fondre de 90% au deuxième trimestre, sous l'effet d'un taux d'impôt exceptionnellement élevé et de charges liées au rachat en cours de Campbell Lutyens. -
Les banques acceptent les conditions de Casino pour soutenir sa restructuration
Elles ont accepté de mettre en œuvre la restructuration financière privilégiée par le distributeur même en cas d’opposition des autres créanciers. Les incertitudes juridiques sur le dossier restent élevées. -
La guerre au Moyen-Orient contraint la France à changer de fournisseurs de pétrole
Brut ou raffiné, le pétrole importé du Moyen-Orient s’est tari avec la guerre contre l’Iran, contraignant la France à en acheter davantage aux Etats-Unis et au Kazakhstan, mais aussi au Nigeria, à la Norvège ou à Israël. -
Valeo va rembourser par anticipation ses obligations à échéance 2027
Le montant nominal en circulation de ces obligations est de 750 millions d'euros. -
La place de Paris peine à trouver des pistes pour encadrer les organisations de la finance décentralisée
Le Haut Comité juridique de la place financière de Paris a publié un rapport mercredi 22 juillet pour donner ses premières propositions concernant un éventuel cadre juridique pour les organisations autonomes décentralisées sur la blockchain.
ETF à la Une
T. Rowe Price lance un ETF multi-crypto à gestion active
- Mirova négocie la cession de son pôle private equity à Jolt Capital
- Amundi va générer une plus-value de 300 millions d'euros avec l'IPO de SBI FM
- Fabrice Kremer va succéder à Guy Wagner en tant que directeur des investissements de BLI
- Echiquier Gestion Privée mise sur l'architecture ouverte pour séduire de nouveaux clients
- Une majorité d’ETF classés Article 8 détiennent des titres de fabricants d’armes
Contenu de nos partenaires
-
L'art de perdre« Si on double le score d’Hidalgo, ce sera un exploit » : comment toute la gauche hors LFI a intégré sa défaite en 2027
Plus que la présidentielle, jugée perdue d’avance, ce sont les législatives, voire les régionales de 2028, qui préoccupent des formations de gauche et écologistes passées en mode survie -
Fin de sessionLFI : à l'Assemblée, la stratégie de la terre brûlée
A mesure que le RN s'associe au gouvernement, LFI se construit en adversaire résolu. Dans l'hémicycle, chaque défaite est pensée comme une victoire politique au service de la campagne de Jean-Luc Mélenchon -
EditorialMeurtre à Crépol : regarder en face le « racisme anti-blanc »
Il ne faut pas se laisser piéger par les communautaristes patentés qui prônent une hiérarchie dans la haine raciale, ni par la clique sociologisante qui réfute ce racisme appliqué aux Blancs au prétexte qu'il ne relèverait pas d'une oppression systémique