Natixis AM est visé par une action de groupe
Alors que Natixis Asset Management (NAM) a dévoilé ce matin sa nouvelle marque Ostrum AM, l’UFC-Que Choisir a annoncé dans la foulée avoir engagé une action de groupe à l’encontre de la société de gestion dans l’affaire des fonds à formule, «pour récupérer les 35 millions d’euros de préjucides». «Dans le prolongement de l’amende record prononcée par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) contre Natixis Asset Management en raison de nombreux manquements dans la gestion de 133 fonds à formule, et faute de réponse satisfaisante de NAM à sa démarche amiable », l’association entame son action groupée devant le tribunal de grande instance de Paris «afin d’indemniser les consommateurs ayant souscrit à l’un ou plusieurs de ces fonds auprès des Banques Populaires ou Caisses d’Epargne».
En juillet dernier, la commission des sanctions du gendarme des marchés avait infligé à NAM une amende record de 35 millions d’euros pour des manquements à ses obligations en matière d’information et pour des frais excessifs sur 133 fonds à formule grand public commercialisés entre 2012 et 2015. Selon l’UFC, le préjudice peut atteindre plusieurs centaines d’euros par client.
La filiale de Natixis conteste la décision rendue par l’AMF, qui fait actuellement l’objet d’un recours devant le Conseil d’Etat.
Rebaptisée Ostrum AM le 3 avril prochain, NAM gére 324,5 milliards d’euros. La société française est le principal affilié de Natixis Investment Managers (ex-NGAM) qui regroupe une vingtaine de sociétés de gestion, principalement en Europe et aux Etats-Unis.
Plus d'articles du même thème
-
Des gestionnaires actifs alertent sur les dangers cachés de la gestion passive
Un collectif de gestionnaires d'actifs indépendants a publié un rapport intitulé « La gestion active, levier de surperformance, de souveraineté financière européenne et de protection des épargnants ». -
Jupiter AM poursuit sa relance avec un nouveau trimestre de collecte nette positive
Le gestionnaire d’actifs a enregistré un flux positif de 1,5 milliard de livres sterling entre janvier et mars 2026. -
Eleva gère près de 18 milliards d'euros
La société de gestion Eleva gère 17,6 milliards d’euros, rapporte Les Echos. La boutique fondée en 2015 par Eric Bendahan, a collecté en net 1,3 milliard d’euros en 2025 et encore 560 millions d’euros depuis le début de l’année 2026. La société de gestion a de nouveau été reconnue comme la préférée des institutionnels français pour sa gestion actions européenne dans le sondage publié par le cabinet Amadeis, indique le quotidien. Elle compte 40% de clients en France, 38% dans le reste de l’Europe et 12% dans les autres régions du monde. -
L&G nomme un directeur des risques pour sa gestion d’actifs
Le groupe britannique a embauché Nigel Drury. -
Vanguard se tourne vers l’investissement factoriel dans sa gestion passive
Deux nouveaux ETF dans le catalogue du gestionnaire américain. À la carte, deux styles de gestion : valeur et croissance, le tout reste passif. Dans cet univers, celui qui n’est pas à table est au menu. -
Barings ouvre son bureau à Abou Dhabi
Le gestionnaire d’actifs alternatifs développe son implantation au Moyen-Orient après l’ouverture du bureau à Dubaï.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
- La forêt française, un actif réel en voie de reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027