Natixis AM affiche ses ambitions dans la dette privée « réelle »
Natixis Asset Management (NAM) a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle expertise de gestion de dettes privées liées aux « actifs réels ». Dirigée par Laurent Belouze, arrivé en 2005 chez Natixis pour conduire de nombreux mandats de conseil et d’arrangements de dettes, avant d’intégrer NAM en 2015, la structure se focalisera sur trois secteurs « complémentaires à fort potentiel » (immobilier, infrastructures, aéronautique).
« Les ambitions de NAM sur la nouvelle expertise de gestion dette privée actifs réels sont fortes [puisque] nous visons, d’ici 2018, près de 3 milliards d’euros d’encours sous gestion », explique dans un communiqué Ibrahima Kobar, le codirecteur des gestions en charge des taux de NAM. « L’équipe dédiée sera composée d’une quinzaine d’experts », ajoute-t-il.
Dans un contexte de taux à long terme proches de zéro voire négatifs, l’offre entend répondre aux besoins de rendement des investisseurs institutionnels tout en contribuant au financement de l’économie réelle. La classe d’actifs présente en outre des avantages en réduisant la volatilité des portefeuilles et en apportant une diversification par rapport aux allocations classiques.
D’ici la fin 2016, NAM développera une offre complète de produits de dette. Elle comprendra un second fonds de dette immobilière (Senior European Loan Fund II) d’un montant de 750 millions d’euros, un fonds de dette infrastructure (en dollars et en euros), un fonds de dette aéronautique ainsi qu’un fonds de dette junior sur base d’actifs aéronautiques et/ou immobiliers.
Plus d'articles du même thème
-
Les administrateurs des financières européennes sont mieux rémunérés qu’outre-Atlantique
Le secteur de la gestion d’actifs, notamment de fortune, tire les rémunérations vers le haut. Les administratrices restent moins bien payées, constate EY dans son dernier rapport. L’écart global de rémunération des membres du conseil se réduit entre l’Amérique du Nord et l’Europe. -
Le nombre de femmes à la barre des fonds de gestion active diminue
Pour la première fois depuis huit ans, la part des femmes parmi les gérants d’actifs baisse. Mais les montants qu’elles gèrent, eux, augmentent. -
«Nous privilégions l’hypothèse d’un resserrement limité des taux de la BCE»
Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN Amro Investment Solutions. -
ABN Amro IS se prépare à supprimer près de la moitié de ses effectifs
La filiale de gestion d'actifs d'ABN Amro veut externaliser auprès d'un partenaire certaines de ses activités, dont la sélection de stratégies externes. Environ 40 postes sur 90 seraient concernés. -
Un grand test de l’automne pour les banques centrales
Entre une inflation – pour l’instant surtout liée à un choc d’offre exogène pour la zone euro et le Royaume-Uni – et des taux longs très élevés qui durcissent naturellement les conditions financières, les grandes banques centrales pourraient sans doute être un peu plus patientes que ne l’attendent les marchés. Mais dans un contexte très favorable à la «dominance budgétaire», ces derniers ont besoin de certitudes sur l’indépendance des gardiennes des monnaies. -
Mata Capital met la main sur Theoreim
La société de gestion immobilière fondée par Jean-Baptiste Pracca augmenterait ses actifs sous gestion de plus de 600 millions d'euros.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Grève chez EDF : que sont les « tarifs agents » que le gouvernement veut corriger ?
Face aux injonctions de la Cour des comptes et à l'endettement du groupe, le pouvoir exécutif planche sur une réduction d'un avantage historique accordé aux agents des industries énergétiques -
Cartes sur table« Avec Faure, on sait comment ça finit » : la primaire socialiste sera bien un référendum pour ou contre LFI
Même après avoir vu son parti couvert d’injures à la Fête de l’Humanité, le premier secrétaire du PS n'exclut pas de s'allier avec des mélenchonistes, jugés « sectaires » et « violents », mais électoralement indispensables -
L'air du largePisa, Shanghai et autres classements éducatifs : une lecture géopolitique
« Niveaux académiques, débouchés professionnels… C’est une compétition stratégique à l’horizon de dix, vingt ans ou plus qui s’esquisse sous nos yeux »