Si le Congrès ne prenait pas dès l’année prochaine des mesures permettant de stabiliser puis de réduire la dette, le pays serait dégradé à Aa1
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
Le gouvernement américain sait désormais à quoi s’en tenir avec Moody’s. L’agence de notation ne modifie pas son jugement sur la qualité de crédit des titres des Etats-Unis mais vient de préciser que «les négociations budgétaires lors de la session parlementaire de 2013 détermineront probablement l’évolution de la notation AAA des Etats-Unis et de sa perspective négative».
Trois scénarios se dessinent. Si les négociations budgétaires de l’année prochaine ne permettaient pas d’orienter la dette américaine à la baisse, l’agence de notation devrait abaisser la note à Aa1. Moody’s serait alors la deuxième agence à dégrader les Etats-Unis. Standard and Poor’s avait franchi le pas en août 2011 en la faisant passer de AAA à AA+. Cela n’a pas empêché le pays de se refinancer à très bon compte sur les marchés. La dette américaine fédérale devrait atteindre 73% du PIB à la fin de l’année 2012 soit deux fois son niveau de la fin 2007, selon le bureau indépendant sur le budget au Congrès (Congressionnal Budget Office).
Un second scénario possible est que les parlementaires américains prennent des mesures pour stabiliser puis faire baisser la dette de leur pays à moyen terme. Moody’s sera alors rassurée : elle réaffirmera la note AAA des Etats-Unis et ramènera la perspective à stable. Pour l’agence, le scénario le moins probable est que les Etats-Unis se contentent de mettre en œuvre le «fiscal cliff», le mur budgétaire, c’est-à-dire l’augmentation automatique des impôts et la réduction des dépenses. Une cure d’austérité budgétaire aussi drastique pourrait produire une certaine instabilité économique. Dans ce cas, Moody’s se gardera de toucher à la note et à la perspective du pays en 2014 car elle «aura besoin de savoir si l’économie américaine peut rebondir après un tel choc pour ramener la perspective de la note à long terme à stable».
L’agence de notation précise qu’elle commencera à passer en revue la note de la dette américaine une fois que le plafond de la dette sera atteint, c’est-à-dire sans doute à la fin de l’année. L’évolution de la note des Etats-Unis dépendra entre autres du résultat de l’élection présidentielle de novembre et du visage du nouveau parlement américain. «Si le Congrès reste divisé, indépendamment du nom du président, il faut s’attendre à une nouvelle phase de négociations politiques très tendues sur tous les sujets budgétaires», souligne Inna Mufteeva, économiste chez Natixis.
Actuel directeur général en charge des opérations de prêt et de conseil de la Banque européenne d'investissement au sein de l'Union européenne, Jean-Christophe Laloux succédera à Marjut Falkstedt à la direction du Fonds européen d'investissement à partir du 1er janvier 2027.
Le spécialiste des paiements dit s'adapter aux changements technologiques en supprimant 2.600 postes, en particulier dans les équipes chargées de la tech et des produits. Il suit les traces de Mastercard.
Le Bade-Wurtemberg, la Hesse et l'Etat fédéral allemand mutualisent la gestion d'une partie de leurs réserves de pension au sein d'un nouveau fonds commun, dont le volume visé est compris entre 3 et 6 milliards d'euros.
Les analystes de Bank of America (BofA) ont analysé l'impact des modifications des exigences de fonds propres Solvabilité 2 entrées en vigueur en mars pour une application en 2027. Cette réforme profitera surtout aux notations AAA et, dans une moindre mesure, aux notations AA.
La banque britannique voit ses résultats portés par les marchés d’actions. Une nouvelle annonce de programme de rachat de titres et le léger relèvement des objectifs annuels de revenus n'ont pas suffi à convaincre les investisseurs alors que le titre avait progressé sur un an de l'ordre de 47%.
Le fonds coté cible les fournisseurs stratégiques du Pentagone alors que Washington engage un plan de réarmement massif et de relocalisation industrielle inédit depuis 1945.
La viabilité de ce hydravion dépend de la solidité de son projet et de la volonté des Etats européens de passer des précommandes. La France la soutient-elle assez dans un monde où l'argent public est rare ?
Le président de Reconquête, Eric Zemmour se fait dernièrement plus discret que sa compagne. Il n'a toujours pas officialisé sa candidature à l'élection présidentielle