Montaigne Fashion Group vise l’équilibre opérationnel sur le prochain exercice

Le groupe de prêt-à-porter haut de gamme affiche un nouveau visage après la fusion avec Irène Van Ryb
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L’année 2007 aura été riche pour le groupe de prêt-à-porter haut de gamme Montaigne Fashion Group (MFG) avec la fin du plan de redressement par voie de continuation et la sortie du compartiment spécial, la prise de participation dans la maison de Haute Couture Franck Sorbier puis la fusion-absorption d’Irene Van Ryb. Cette dernière est consolidée rétroactivement dans les comptes du groupe de prêt-à-porter féminin haut de gamme depuis le 1er avril 2007.

Après cette opération, MFG a donc changé de taille. Selon le document AMF relatif à la fusion-absorption, le chiffre d’affaires au 31 mars 2007 sur un an glissant d’Irene Van Ryb est ressorti à 5,07 millions d’euros pour un résultat opérationnel à 0,3 million d’euros et un résultat net de 0,04 million d’euros. De son côté, sur la même période, MFG a enregistré un chiffre d’affaires de 2,28 millions d’euros avec une perte opérationnelle de 2,65 millions d’euros et une perte nette de 0,35 million d’euros (après un résultat exceptionnel de 2,35 millions d’euros). Au final, le cumul après fusion fait apparaître 7,36 millions d’euros de ventes pour une perte opérationnelle de 2,5 million d’euros après ajustement et une perte nette de 0,46 million d’euros.

Le nouvel ensemble devrait atteindre l’équilibre opérationnel sur l’exercice prochain, espère Philippe Gellman, président de MFG. Pour cela, il compte mettre à profit de nombreuses synergies qu’il chiffre pour l’instant à « plusieurs centaines de milliers d’euros ». La direction va s’employer à éliminer les doublons tels que les loyers de sièges tandis que des économies de personnels seront faites. « Il y a aussi des synergies à mettre en place sur les bureaux de style, un seul devrait travailler sur les deux marques. Nous allons aussi travailler sur les plates-formes de stockage », énumère le président. Parallèlement, le parc de magasins va être redimensionné. Pour l’instant, il est composé de quatre unités à l’enseigne Regina Rubens alors que le point de vente de Passy a été passé sous la marque Irène Van Ryb. Un second devrait être ouvert rive gauche prochainement, la direction souhaitant accroître la visibilité de la marque via des flagships. Irène Van Ryb s’était développé jusque-là sans magasins avec des corners, dont quatre à Paris, et une forte présence à l’international qui représente 45 % de ses ventes.

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