MIF 2 exacerbe les difficultés des gérants d’actifs
Désormais soumis à MIF 2, les gérants européens risquent de voir augmenter la concurrence et accélérer la migration vers la gestion passive.
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La Rédaction
MIF 2 a imposé aux gérants des coûts de mise en œuvre très conséquents, et des dépenses récurrentes en conformité.
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La directive MIF 2 entrée en vigueur le 3 janvier va accentuer chaque tendance frappant déjà le secteur européen de la gestion d’actifs, alerte Moody’s Investors Service dans un rapport publié hier : intensification de la concurrence, migration vers les fonds passifs, et consolidation du secteur.
Tout d’abord, les fonds indiciels cotés (ETF) attireront encore plus de liquidités. La transparence sur les coûts et l’interdiction des commissions versées par les fournisseurs aux conseillers financiers indépendants encourageront les investisseurs particuliers à se tourner encore plus vers les fonds passifs, moins chers. En outre, la meilleure faculté de comparaison des produits rendra plus intense la concurrence sur les commissions. Moody’s estime que le taux de commissionnement effectif des gérants pourrait chuter de 10% à 15% sur les trois prochaines années.
La pression sur les marges devrait encourager la consolidation entre les acteurs de taille moins importante. En effet, MIF 2 a imposé aux gérants à la fois des coûts exceptionnels de mise en œuvre très conséquents, et des dépenses récurrentes en conformité. En outre, la majorité des gérants paiera désormais pour la recherche d’investissement externe. Le cabinet de conseil Optimas estime que les 15 plus grands gestionnaires d’actifs ont dépensé en moyenne 10,3 millions d’euros pour mettre en œuvre MIF 2, et que la «maintenance» leur coûtera 4,5 millions d’euros par an durant les cinq prochaines années.
Au total, en comptant la conformité, les nouvelles exigences de reporting, de budget, d’audit et les coûts de recherche, Moody’s estime que les coûts des gestionnaires d’actifs pourraient augmenter de 0,5% à 5% avec MIF 2. Les gérants qui absorberont les coûts de recherche seront les plus impactés, particulièrement ceux qui ont une large gamme de produits et une forte concentration sur les actions, où la dépendance à la recherche externe est plus forte. L’importance des effets d’échelle pour absorber ces coûts est telle que des petits acteurs seront probablement amener à fusionner.
Par ailleurs, MIF 2 pourrait mener à plus de régulation car les nouvelles exigences de reporting rendent pour la première fois visibles des données comme les coûts détaillés, souligne Moody’s. L’agence de notation ajoute néanmoins que les effets négatifs seront en partie compensés par des possibilités d’économies, des nouvelles solutions d’investissement, et des fusions-acquisitions.
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