Venue s’ajouter à une série de points d’activité plutôt moroses, l’annonce du britannique a fait chuter l’ensemble du secteur de la distribution
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Kaysser Cherif
Le secteur de la distribution européenne a été particulièrement affecté hier par les résultats décevants affichés par Marks & Spencer (M&S). Alors que le titre du groupe britannique a perdu 18,72 % à 409,25 pence hier à la Bourse de Londres, l’indice sectoriel européen DJ Stoxx Retail a abandonné 13,70 %, son recul le plus marqué en une séance depuis le mois de février 2003. Parmi les valeurs du secteur les plus touchées figurent le groupe britannique Tesco (-5,26 %) et Carrefour (- 1,57 %). PPR a aussi souffert (- 5,28 %), même si le groupe a redit sa confiance pour 2008.
Marks & Spencer a fait état d’une baisse de 2,2 % de ses ventes en Grande-Bretagne sur son dernier trimestre à périmètre comparable et ainsi raté le consensus des analystes. Globalement, la société a enregistré une progression de 2,8 % de ses ventes sur le troisième trimestre de l’exercice 2007-2008. Leur hausse s’est élevée à 2 % au Royaume-Uni et à 15,1 % à l’international. En données comparables, le chiffre d’affaires au Royaume-Uni s’est cependant replié de 2,2 %, dont une baisse de 1,5 % pour l’alimentaire et 3,2 % pour le secteur vêtements et habitat. Les chiffres de M&S font suite à une série de points d’activité plutôt moroses diffusés par les distributeurs sur la période des fêtes, cruciale pour le secteur. Selon des chiffres publiés mardi par le British Retail Consortium, les ventes au détail britanniques ont connu en décembre leur rythme le plus faible depuis mars 2006. Il s’agit du plus mauvais Noël pour la distribution depuis trois ans.
Ainsi, ces résultats constituent une déception pour les analystes, qui tablaient dans le pire des cas sur une stabilité des ventes en données comparables dans le non-alimentaire, et sur une baisse de 2 % au maximum dans l’alimentaire. Par ailleurs, M&S a prévenu que son environnement restera difficile en 2008. Pour le directeur général du groupe, Stuart Rose, « les conditions du marché sont devenues plus difficiles en novembre et décembre », et « nous pensons qu’elles le resteront tout au long de 2008 et peut-être aussi la première moitié de 2009 ». Citigroup avait revu à la baisse, la semaine dernière, sa prévision sur M&S en invoquant un tassement d’activité et en anticipant une stagnation à périmètre comparable. Credit suisse avait aussi réduit sa prévision et prédit une croissance nulle.
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