Marchés actions : comme un air de ressemblance avec l’été 2007 ?

La correction généralisée du mois d’août doit être considérée comme un avertissement et devrait se répéter à l’avenir.
P. Sabatier, PrimeView

Le mois d’août devra rester ancré dans nos mémoires dans les trimestres à venir, car il illustre parfaitement le comportement des actifs lorsque ceux-ci ont été alimentés artificiellement, comme c’est le cas depuis six ans maintenant pour les actions, par des politiques de création monétaire d’une ampleur inédite dans l’histoire économique. Les conséquences sont simples : des mouvements brutaux et des corrections de grande ampleur dans les périodes de retournement, sans aucune discrimination (tout a monté… tout baisse !), comme cela s’est vérifié au cours de semaines passées.

Les trois facteurs de risque identifiés dans notre scénario central depuis le mois de mars, à savoir une chute brutale de la production industrielle et d’électricité en Chine, une rupture nouvelle sur les prix du pétrole et un regain de volatilité sur le marché des changes, s’étant déclenchés simultanément, la correction des actifs financiers a donc été générale (tous pays et tous secteurs confondus), avec une prise de conscience brutale par les investisseurs de la fragilité de l’économie mondiale…

Pour autant, même si ces facteurs sont tous de nature structurelle, nous ne considérons pas encore l’épisode estival comme le point final de la bulle de valorisation qui est en formation depuis plusieurs années sur les actions, ainsi que sur l’obligataire corporate et l’immobilier. Nous estimons ainsi que les banques centrales européenne, japonaise, voire américaine si nécessaire (la hausse des taux directeurs n’ayant jamais été véritablement à l’ordre du jour selon nous), disposent encore de l’influence suffisante pour soutenir les marchés jusqu’au premier semestre 2016, après quoi l’horizon pourrait être bien plus incertain pour les actifs risqués.

En effet, chaque mois qui passe nous conforte dans notre conviction que l’économie mondiale ne vit pas une crise mais bien une transition d’un environnement en expansion naturelle vers un contexte de stagnation durable, devant nous pousser à être bien plus prudents que le consensus en ce qui concerne les anticipations de bénéfices à horizon 2017.

Toutefois à plus court terme nous estimons que le contexte est favorable à un retour des marchés actions vers leur plus haut d’ici à la fin de l’année, en particulier en zone euro (avec un potentiel d’appréciation à court terme estimé a minima à +7,0% selon nos indicateurs) et au Japon, au regard du volontarisme actuel des banques centrales de ces deux zones.

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