Manuel Valls prévoit une baisse du coût du travail de 30 milliards d’euros
Le premier ministre Manuel Valls, qui a prononcé sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale mardi après midi, prévoit un collectif budgétaire au début de l'été. Il a promis de baisser le coût du travail de 30 milliards d’euros d’ici à 2016. Elle se traduira notamment par une suppression des charges pour l’employeur d’un salarié payé au Smic au premier janvier 2015. «Pour les salaires jusqu'à trois fois et demi le Smic, c’est à dire plus de 90% des salariés, les cotisations familles seront abaissées de 1,8 point au premier janvier 2016", a t-il dit, précisant que 4,5 milliards d’euros d’allègements de cotisations seront décidés.
Le premier ministre a prévu que les cotisations patronales à l’Urssaf seront supprimées.
A propos des 50 milliards d’euros d'économies budgétaires sur trois ans prévues pour assainir les finances publiques entre 2015 et 2017, le premier ministre a indiqué que 19 milliards seront assurés par l’Etat, 10 milliards par l’assurance maladie et 10 milliards par les collectivités locales. «Le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations», a t-il ajouté, sans autre précision.
En matière de fiscalité, les impôts de production (C3S) payés par 300.000 entreprises seront entièrement supprimés en trois ans, soit 6 milliards d’euros de marge supplémentaire. La surtaxe, instaurée par la mandature précédente, sera supprimée. L’impôt sur les sociétés sera allégé de la surtaxe, instaurée par la mandature précédente, en 2016. Son taux normal sera quant à lui «abaissé à 28% en 2020 avec une première étape en 2016". Pour simplifier notre système fiscal, plusieurs dizaines de taxes de faibles rendement seront supprimées.
En matière de millefeuille administratif, Manuel Valls propose de réduire par deux le nombre des régions, une carte pouvant être établie pour janvier 2017, et de supprimer les conseils généraux d’ici à 2021.
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