Mandarine Gestion réalise un tiers de son objectif de collecte en 2011

En raison d’un environnement chahuté, la société de gestion n’a collecté que 200 millions d’euros l’an passé, portant ses encours à 1,4 milliard d’euros
Virginie Deneuville

Au sein d’un environnement particulièrement chahuté, Mandarine Gestion a réalisé seulement un tiers de son objectif de collecte nette l’an passé. La société de gestion spécialisée sur la sélection d’actions européennes a enregistré une collecte nette de 200 millions d’euros, contre un objectif de 600 millions annoncé un an plus tôt.

Les encours de Mandarine gestion, qui a soufflé sa quatrième bougie en février, atteignaient 1,4 milliard d’euros à fin 2011. A fin mars, les actifs gérés s’élevaient à 1,5 milliard d’euros. «Nous avons enregistré une légère collecte à fin février, suivie d’une légère décollecte en mars », précise Marc Renaud, président de Mandarine Gestion. La décollecte nette à fin mars s’établissait à 9 millions d’euros, compensée par l’effet marché.

Globalement, «nous enregistrons un petit flux régulier de décollecte venant des particuliers compensé par un mouvement de collecte venant des investisseurs institutionnels», indique le président. Sur 2012, «nous ambitionnons de réaliser 400 millions d’euros de collecte nette. Il s’agit d’un objectif ambitieux, mais crédible», a estimé Marc Renaud, misant notamment sur des mandats à l’international.

Mandarine Gestion, dont les actifs à l’international représentent un peu plus de 20% des encours (dont la moitié générée par deux mandats de fonds britanniques), dispose d’une présence locale en Allemagne. «Après avoir flirté avec les 100 millions d’euros, nos encours s’élèvent désormais à 50 millions. Notre développement en Allemagne, en termes de rapidité et de montant, est plus lent que ce que nous avions prévu, mais il n’est pas pour autant remis en cause», explique Marc Renaud. La société développe par ailleurs une politique commerciale en Autriche, Italie, Espagne et Portugal ainsi qu’au Royaume-Uni.

La société prévoit par ailleurs d’étendre son offre. «Nous aimerions lancer un nouveau produit cette année. Nous devons nous diversifier, mais il faut rencontrer le bon gérant», a relevé le président. Cette diversification pourrait passer par une extension géographique, avec par exemple un produit émergent de niche, ou par un développement vers une stratégie convertible ou axée sur le crédit d’entreprise. «Cela doit rester compatible avec notre savoir-faire», estime Marc Renaud.

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