L’or reprend des couleurs dans un marché des matières premières très volatil

Le cours du métal était en hausse de plus de 4% hier soir même si les Suisses ont renoncé à obliger leur banque centrale à détenir plus d’or.
Solenn Poullennec

La volatilité sur le marché des matières premières, mesurée par Bloomberg, a atteint hier un point haut depuis plus de 16 mois. Le cours de l’or au comptant grimpait de 4,11%, à 1.215,38 dollars l’once, ce qui porte l’augmentation du cours du métal jaune à près de 1,14% depuis le début de l’année. Alors que les Suisses se sont opposés ce week-end à plus de 77% à l’initiative populaire qui prévoyait que la Banque nationale suisse (BNS) détienne au moins un cinquième de ses actifs en or et ne puisse pas céder ses stocks, le cours de l’or avait commencé par chuter de près 2,15% en début de journée.

La dégradation d’un cran du Japon, à A1 par l’agence de notation Moody’s, ainsi que la faiblesse des ventes de détail enregistrées aux Etats-Unis «suggèrent de plus faibles taux d’intérêts et une fuite vers la qualité, ce qui est bon pour les actifs alternatifs comme l’or et l’argent», explique Mike McGlone, le directeur de la recherche d’ETF Securities à New York, interrogé par Bloomberg. Hier soir, le cours de l’argent spot prenait 8,2%, à 16,72 dollars l’once.

Le contrat future sur le pétrole brut rebondissait à 3,69% hier soir après avoir perdu près de 3,4% au début de la journée. Il reste en recul de près de 30% depuis le début de l’année. Lors de leur réunion la semaine dernière, les membres de l’Opep ont décidé de laisser leurs quotas de production inchangés à 30 millions de barils par jour (mb/j), soit au niveau auxquels ils se situent depuis trois ans. Si cette décision ne s’est pas fait ressentir sur les grandes devises, elle a touché les devises liées aux matières premières telles que la couronne norvégienne, le dollar canadien et le rouble.

Hier, le rouble s’est déprécié de près de 6,6% jusqu’à 53,93 contre le dollar. Il terminait la journée à 51,6 contre le dollar et à 64,49 contre l’euro. La remontée en fin de journée de la devise pourrait démontrer que la Banque de Russie est intervenue sur le marchés en vendant des devises étrangères, selon Sergey Romanchuk, le responsable du trading sur devises à AKB Metallinvestbank OAO interrogé par Bloomberg.

La dernière vente de devises par la banque centrale russe remonte au 9 novembre dernier. Quelques jours plus tôt, la banque avait indiqué qu’elle réduirait ses interventions quotidiennes sur le marché des changes à 350 millions de dollars maximum, contre 2,5 milliards de dollars auparavant.

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