Londres renforce la supervision des succursales de banques non européennes
L’initiative devrait notamment favoriser l’implantation de banques chinoises à la condition qu’elles opèrent dans les services bancaires de gros
Publié le
Stéphanie Salti, à Londres
Annoncée en octobre dernier par Andrew Bailey, directeur général de l’autorité de supervision prudentielle, la PRA, la réforme de l’encadrement des succursales de banques étrangères au Royaume-Uni a marqué hier un pas décisif. La PRA, qui dépend de la Banque d’Angleterre, a en effet soumis à consultation une nouvelle réglementation visant à contraindre les succursales de banques n’appartenant pas à l’Espace économique européen et installées dans le pays à se soumettre à un certain nombre d’obligations.
Afin de mieux comprendre l’impact de ces succursales sur la stabilité financière du pays, la PRA souhaite désormais s’assurer que la supervision exercée dans le pays d’origine soit équivalente à celle qu’elle pratique elle-même. Il faudra aussi que les succursales puissent démontrer qu’elles disposent d’un plan de résolution afin de ne pas mettre en danger la stabilité financière du Royaume-Uni. Si ces conditions ne sont pas réunies, la PRA se réserve le droit de refuser l’entrée de ces établissements outre-Manche.
En apparence plus sévère, cette nouvelle règle tente d’établir un juste équilibre entre le désir d’ouverture du gouvernement Cameron à l’égard des banques étrangères, et chinoises en particulier, tout en préservant le Royaume-Uni d’éventuelles crises bancaires venues d’ailleurs.
Désireux de transformer la City en plaque tournante offshore du yuan, le chancelier de l’Echiquier George Osborne s’était engagé en retour en octobre à permettre aux banques chinoises d’ouvrir des succursales, un statut détenu jusqu’alors uniquement par Bank of China. Le statut de filiales est en effet beaucoup plus coûteux dans la mesure où ces établissements doivent avoir leurs propres réserves en capital et en liquidité. La PRA a cependant posé ses conditions, qui s’appliqueront à la fois aux structures existantes et aux nouvelles : les succursales sont ainsi invitées à se concentrer sur des activités bancaires de gros au détriment d’activités de réseaux trop développées, susceptibles de faire porter un risque à l’économie britannique et au contribuable par la garantie des dépôts.
Les banques chinoises ne sont pas les seules concernées. A l’heure actuelle, le Royaume-Uni compte 145 succursales de banques internationales, recouvrant quelque 31% du total des actifs du système bancaire britannique, équivalent à près de 160% du PIB annuel du pays.
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?