«L’obligataire conserve tout son intérêt pour réduire le risque d’un portefeuille diversifié»
David Ganozzi, gérant allocation d’actifs chez Fidelity International
Publié le
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi n’êtes-vous pas plus agressifs sur les actions?
David Ganozzi : Nous surpondérons les actions internationales à un niveau qui se situe à peu près à mi-chemin entre la neutralité et la borne maximum. Mais les situations régionales sont très disparates, et cette vue positive doit être nuancée par quelques réserves concernant les Etats-Unis. Des valorisations assez tendues, des perspectives moins positives pour les profits des entreprises, la probable poursuite de la normalisation de la politique monétaire de la Fed et le risque politique attaché au président Trump sont autant d’éléments qui nous amènent à ne pas être plus agressifs sur les marchés d’actions globaux.
Quelle est votre position sur l’univers obligataire?
Compte tenu du niveau des taux, les perspectives de performance sur l’univers obligataire apparaissent aujourd’hui peu attractives. Notre positionnement consiste donc à privilégier l’Europe, à réduire la duration par rapport aux allocations stratégiques et à aller prendre un peu de risque sur les obligations d’entreprises. Compte tenu de la faiblesse des perspectives d’inflation, la probabilité d’une remontée brutale des taux longs nous semble très faible. La classe d’actifs obligataire conserve donc tout son intérêt pour réduire le risque global d’un portefeuille diversifié.
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