«L’obligataire conserve tout son intérêt pour réduire le risque d’un portefeuille diversifié»
L’Agefi : Pourquoi n’êtes-vous pas plus agressifs sur les actions?
David Ganozzi : Nous surpondérons les actions internationales à un niveau qui se situe à peu près à mi-chemin entre la neutralité et la borne maximum. Mais les situations régionales sont très disparates, et cette vue positive doit être nuancée par quelques réserves concernant les Etats-Unis. Des valorisations assez tendues, des perspectives moins positives pour les profits des entreprises, la probable poursuite de la normalisation de la politique monétaire de la Fed et le risque politique attaché au président Trump sont autant d’éléments qui nous amènent à ne pas être plus agressifs sur les marchés d’actions globaux.
Quelle est votre position sur l’univers obligataire?
Compte tenu du niveau des taux, les perspectives de performance sur l’univers obligataire apparaissent aujourd’hui peu attractives. Notre positionnement consiste donc à privilégier l’Europe, à réduire la duration par rapport aux allocations stratégiques et à aller prendre un peu de risque sur les obligations d’entreprises. Compte tenu de la faiblesse des perspectives d’inflation, la probabilité d’une remontée brutale des taux longs nous semble très faible. La classe d’actifs obligataire conserve donc tout son intérêt pour réduire le risque global d’un portefeuille diversifié.
{"title":"","image":"141405»,"legend":"","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Les gestionnaires d'actifs affrontent le défi de la réversibilité technologique
Face à leur dépendance croissante aux prestataires externes, les sociétés de gestion cherchent à préserver leur autonomie de gouvernance. Lors de l'AM Tech Day organisé par L'Agefi, elles ont montré que maîtrise des compétences, réversibilité et anticipation des risques sont devenues des enjeux de résilience opérationnelle. -
Le marché suisse des fonds se rapproche des 2.000 milliards de francs suisses d’encours
Le marché helvétique a collecté à fin septembre 2026 plus de 32 milliards de francs suisses depuis le début de l’année, selon l’Association de la gestion d’actifs suisse (Amas). -
L'AMF demande aux fonds monétaires de relever leurs tampons de liquidité
Le régulateur insiste sur la détection précoce des tensions et la rapidité des mesures correctrices liées à la liquidité. Un enjeu pour un marché français dont les encours approchent 480 milliards d’euros en août 2026. -
Fidelity lance un fonds dédié aux entreprises innovantes
Le portefeuille devrait compter entre 100 et 200 titres axés sur la diffusion de technologies, de produits, de services ou de modèles économiques jugés innovants. -
L’Europe se prépare au difficile passage du règlement-livraison en un jour
Programmé pour le 11 octobre 2027 afin de s’aligner sur Wall Street, le passage des marchés financiers européens à un règlement-livraison des titres en un jour au lieu de deux a rallié les professionnels malgré la complexité de sa mise en œuvre. -
Amundi sort un trimestre solide mais sans records
Le gestionnaire d'actifs du groupe Crédit Agricole voit sa dynamique de collecte freinée par la réallocation d'une partie d'un mandat d'un fonds de pension indien qui n'impacte pas ses résultats pour autant selon sa directrice générale Valérie Baudson.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Dette immobilière, le plus difficile reste à venir
- Amundi sort un trimestre solide mais sans records
- BNPP AM collecte 31 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de l’année 2026
- Benoît Jauvert et David Kalfon (Flornoy Ferri et Sanso Longchamp AM) : «La combinaison de nos offres va donner naissance à une proposition de valeur plus globale»
- Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
Contenu de nos partenaires
-
Tic tacPrimaire: Gérard Larcher lance le compte à rebours
Si aucun candidat de la droite et du centre ne s'impose d'ici fin décembre, « il faudra un sursaut en début d'année », prévient le président du Sénat -
Visé par de nouvelles hausses de taxes, le secteur aérien en pleine zone de turbulences
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de multiples dispositions qui relèvent la fiscalité sur différents acteurs du secteur aérien, et qui pourraient répercuter ces taxes sur les prix des billets d’avion -
EditorialCNews, LFI : le piège démocratique
Pluralisme : pourquoi vouloir interdire CNews ou dissoudre LFI est un piège démocratique