L’Italie veut se montrer très active en 2012 sur la dette à court terme

Le Trésor italien compte profiter de la flexibilité apportée par les bons du Trésor et se dit prêt à lancer des émissions non planifiées
Antoine Duroyon

Alors que Rome se prépare à son dernier appel au marché de l’année ‑le placement prévu aujourd’hui de 11,5 milliards d’euros de titres à court terme et d’obligations zéro coupon, et l'émission redoutée demain de 8,5 milliards d’euros de titres à trois et dix ans le Trésor italien a levé hier un coin du voile sur ses intentions pour 2012.

Alors que les rendements des emprunts d’Etat à dix ans avoisinent toujours la barre des 7%, malgré l’approbation la semaine dernière d’un plan d’austérité de 33 milliards d’euros, le Trésor entend «profiter pleinement de la flexibilité» que lui apportent les bons du Trésor (BOT) à trois mois ou à maturité variable, selon un document de 17 pages brossant les grandes lignes de son programme 2012.

Il compte ainsi se montrer «très actif» sur les marchés monétaires et sur la dette à court terme, se disant prêt à lancer des émissions non planifiées afin d’améliorer la liquidité du marché. Pour la même raison, le Trésor sera «actif» dans le papier commercial ainsi que dans les opérations de liquidité à court terme sur le marché monétaire (OPTES).

Par ailleurs, les certificats du Trésor indexés sur l’Euribor à six mois (CCTeu) seront émis chaque trimestre l’an prochain, alors qu’ils l'étaient chaque mois jusqu'à présent, et avec une maturité de cinq ans. L’offre pourrait donc se révéler moins importante qu’en 2011. L'émission d’obligations zéro coupon (CTZ) sera à peu près équivalente au volume de titres arrivant à échéance l’an prochain, soit près de 34,7 milliards d’euros. Et une incursion sur le marché de la dette en dollar pourrait être à l’ordre du jour, alors que 8,5 milliards de dollars de titres ont été remboursés, précise le document dont Reuters s’est fait l'écho.

Enfin, rompant avec ses pratiques habituelles, le Trésor indique qu’il pourrait proposer de nouvelles obligations à quinze et trente ans (BTP) par adjudication plutôt que par syndication, si la situation l’exigeait. Au bout du compte, les émissions brutes du Trésor italien devraient avoisiner les 450 milliards d’euros en 2012, contre 430 milliards d’euros cette année, selon la responsable du département de gestion de la dette au sein du Trésor, Maria Cannata. Pour les trois premiers mois de l’année, Barclays Capital chiffre à 64 milliards d’euros le placement de titres longs italiens et à 49 milliards d’euros le refinancement de billets de trésorerie.

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