Les taux à dix ans frôlent toujours 7 %. Le pays doit émettre 450 milliards d’euros en 2012
Publié le
Solenn Poullennec
Les taux italiens toujours au plus haut
-
La trêve de Noël et l’opération de prêt de la BCE (LTRO) n’ont pas rendu les marchés plus cléments envers l’Italie. Le pays a placé hier 7 milliards d’euros de titres contre un maximum espéré de 8,5 milliards. En dépit du succès de l’émission de mercredi, les taux auxquels se sont adjugées les obligations restaient très élevés, bien qu’en dessous des records de cette année. Ainsi, l’Italie a placé 2,5 milliards d’obligations à 10 ans à 6,98% (contre 7,56% le 29 novembre dernier) et 2,5 milliards de titres à trois ans, à 5,62%.
Le pays a aussi placé pour 803 millions d’obligations à taux variable de maturité 2018 et près de 1,2 milliard de titres de maturité 2021. Selon des traders cités par les agences de presse, la BCE est intervenue sur le marché, mais cela n’a pas suffi à faire baisser significativement les rendements, même s’ils restent en dessous de leurs records de novembre de 7,5%. Pourtant, l’émission à court terme, réalisée mercredi laissait présager un marché plus indulgent. Le pays a ainsi pu émettre 9 milliards d’euros de titres à six mois à 3,251% et 1,7 milliard d’euros d’obligations zéro coupon à 24 mois, avec un rendement moyen de 4,85%.
En fin d’après-midi hier, les titres italiens à dix ans s’échangeaient à 6,958%, soit une hausse de 14 points de base sur cinq jours. Lors de la traditionnelle conférence de presse de fin d’année, le président du conseil italien, Mario Monti, a estimé que ces taux étaient «injustifiés» et a appelé à renforcer le Fonds européen de stabilité financière.
En tout cas, cette émission en demi-teinte semble indiquer que les banques ne se pressent pas pour acheter de la dette italienne et faire du carry trade. Et ce, en dépit des 489 milliards d’euros prêtés par la BCE lors de l’opération de refinancement à trois ans la semaine dernière. Signe que les banques continuent à garder jalousement leur argent de côté pour refinancer leur dette arrivant à maturité, les montants déposés à la facilité de dépôt de la BCE ont atteint 452 milliards d’euros mardi soir, un record historique depuis la création de la zone euro.
La pression ne se relâche donc pas sur l’Italie qui doit émettre 450 milliards d’euros en 2012, selon le département du trésor italien en charge de la dette. Nommé après la démission de Silvio Berlusconi début novembre, Mario Monti a présenté un plan de rigueur budgétaire de 30 milliards d’euros couvrant la période 2012-2014. Afin d’apaiser les inquiétudes sur le niveau du déficit (3,9% du PIB) et de la dette (120,6%) du pays, il prévoit entre autres, des taxes sur l’immobilier, les biens de luxe et une augmentation de l’âge de départ à la retraite.
Son programme inclut également 10 milliards d’euros de mesures de soutien à la croissance (prévue à 0,1% en 2012 par la Commission européenne). Soutenir l’activité apparaît d’autant plus impératif que les derniers indicateurs ne laissent présager rien de bon. Hier, l’indice de confiance des entreprises a reculé plus que prévu à 92,5. «Cela confirme notre point de vue selon lequel le PIB va reculer davantage qu’au dernier trimestre», écrivent les analystes d’Unicredit. Ils tablent sur une baisse de 0,6% du PIB par rapport au troisième trimestre.
Selon le premier rapport dédié du MSCI, le marché des actifs privés entre dans une phase de transformation sous la pression de nouveaux investisseurs, de l’essor des fonds evergreen, mais aussi de l’intelligence artificielle.
Avec les seuls stablecoins réglementés en euros et en dollars émis par une entité de grande banque, Société Générale-FORGE (SG-Forge) ouvre un nouveau chapitre pour la trésorerie d’entreprise. A l'heure où les actifs numériques arrivent à maturité, nos experts analysent les apports concrets de la monnaie digitale pour les trésoriers et mettent en lumière les stablecoins bancaires réglementés comme une solution tangible.
La jeune pousse, proche de l’administration Trump, a doublé en un an sa valorisation, à 61 milliards de dollars. Elle a multiplié les gros contrats gouvernementaux ces derniers mois.
Les mégatendances propulsent la dette infrastructure au premier plan
PARTENARIAT
Par Allianz Global Investors
Des tensions en Iran à la résilience européenne
PARTENARIAT
Par Seven2
« IA, levier opérationnel de création de valeur »
PARTENARIAT
Par Franklin Templeton
« La construction du portefeuille de Franklin Responsible Income 2031 répond à un objectif de stabilité et de prévisibilité de la distribution des coupons »
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate
Guerre commerciale, IA et statut de Taïwan... Les sujets de discorde entre les deux dirigeants ne manquent pas, alors que l’ombre du conflit iranien plane sur leur rencontre
Attention collector ! Swatch et Audemars Piguet s'associent pour la Royal Pop, une collection de huit montres de poche en biocéramique inspirée de l'iconique Royal Oak, disponible dès le 16 mai en boutique.