L’Italie reste dépendante des interventions de la BCE
Le pays doit encore réaliser 30 % de son programme de financement 2011 à des taux élevés, comme en témoignent les adjudications de jeudi
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Dès que la BCE réduit ses achats de dette souveraine sur le marché, Rome sent monter la pression. L’Italie a procédé hier à des adjudications de dette qui témoignent de conditions de financement toujours onéreuses.
L’emprunt 2014, dont 3,14 milliards ont été écoulés, a trouvé un rendement de 4,68% contre 3,87% lors de la précédente opération à 3 ans. Le Trésor a aussi levé 1,3 milliard à échéance 2021 et 2,47 milliards à échéance 2022 avec des rendements respectifs de 5,49% et 5,86%, contre 5,22 % lors d’une opération similaire le 30 août. Les taux italiens se sont encore écartés après l’adjudication.
Au total, en incluant des titres à taux variable, Rome a levé 7,9 milliards d’euros, mais le dernier trimestre s’annonce toujours aussi chargé pour le pays. Des grands pays de la zone euro, l’Italie est le moins avancé dans son programme de refinancement 2011, réalisé à 70% environ. Il lui reste encore la bagatelle de 67 milliards d’euros à trouver d’ici à fin de l’année.
Les conditions de financement du Trésor italien reposent en partie sur la bonne volonté de la BCE. La banque centrale européenne s’est résolue cet été à racheter la dette de l’Italie sur le marché secondaire à condition que le gouvernement Berlusconi s’engage à voter avant la fin septembre une série de réformes, détaillées précisément dans un courrier envoyé le 5 août et co-signé par Jean-Claude Trichet et son futur successeur, Mario Draghi. Si l’intervention de l’institution a permis de ramener les taux à 10 ans italiens autour de 5,60%, ses achats sont à la baisse pour la deuxième semaine consécutive. La BCE a acquis 3,95 milliards d’euros de dettes périphériques entre le 16 et le 23 septembre, contre près de 14 et de 10 milliards les deux semaines précédentes.
En gage de sérieux, le ministre de l’Economie Giulio Tremonti a indiqué hier que le pays pourrait facilement mobiliser 40 milliards d’euros grâce à 30 milliards de cessions immobilières et 10 milliards de ventes de permis carbone. Ces déclarations intervenaient dans le cadre d’un séminaire sur le patrimoine de l’Etat et des administrations publiques. Celui-ci a été évalué pour l’occasion à 1.815 milliards d’euros, dont 425 milliards de biens immobiliers et 132 milliards de parts dans des sociétés cotées ou non. De quoi couvrir intégralement une dette de 1.843 milliards à fin 2010, selon les chiffres du Trésor italien.
Après l'échec d'ultimes tractations samedi 22 août, le Canada annonce des droits de douane de rétorsion à compter du 8 septembre qui correspondront aux "tariffs" américains, "dollar pour dollar".
Les conséquences économiques des températures et de la sécheresse exceptionnelles cet été sont à venir. Les impacts sont multiples, du niveau bas des rivières à l’effet négatif sur la productivité en passant par les rendements agricoles. Elles touchent de nombreux secteurs, avec des répercussions sur la croissance et l’inflation, qui s’ajoutent aux prix élevés du pétrole et du gaz.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Seuls Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont sûrs d'avoir leur ticket pour le premier tour. Les autres doivent batailler pour s'imposer, eux ou leurs idées. Les perdants finiront par se rallier