L’Italie lance son programme d'émissions 2013 dans un climat plus apaisé

Après un test réussi hier pour une émission à court terme, Rome compte aujourd’hui lever quelque 6 milliards d’euros à 5 et 10 ans
Krystèle Tachdjian

L’Italie lance aujourd’hui son programme d'émission obligataire pour 2013, et espère placer pour environ 6 milliards d’euros de dette à échéance 5 et 10 ans.

Après avoir alimenté une hausse des taux d’emprunt italiens, l’incertitude politique des dernières semaines semble en partie retombée, Mario Monti le président du conseil démissionnaire s’étant dit prêt à jouer un rôle dans le prochain gouvernement à l’issue des élections législatives des 24 et 25 février.

Le retour de la confiance des investisseurs s’est manifesté dès hier à l’occasion du placement par le Trésor italien de papier à 6 mois (BOT) pour 8,5 milliards d’euros à un rendement de 0,949 %. Ce taux est proche des plus bas niveaux atteints depuis près de deux ans. Il s’inscrit toutefois en légère hausse par rapport au taux de 0,919% qui avait été servi lors de la précédente adjudication de la même maturité fin novembre. Rome a en revanche vu ses coûts d’emprunt reculer pour les 3,25 milliards de titres à échéance 2014 placés hier à 1,884% contre 1,923% en novembre.

Pour Chiara Cremonesi, stratégiste chez UniCredit, la politique d’émission de l’Italie en 2013 sera basée sur la flexibilité pour faire face à la volatilité, et aussi sur l’allongement de la maturité de la dette qui avait reculé à 6,49 ans l’an dernier.

Le taux d’emprunt à 10 ans évoluait hier aux alentours de 4,5%, loin des pics atteints au plus fort de la crise des souverains. La semaine dernière, il était même retombé à 4,35%, un plus bas depuis novembre 2010. L’Italie continue aussi de tirer profit du discours apaisant de la BCE, qui s’est érigée en prêteur de dernier ressort. «En ce moment, les marchés sont sereins et ne mettent pas de pression sur l’Italie», explique un gérant interrogé par Bloomberg. L’idée est que Monti jouera un rôle dans la prochaine administration et que, quel que soit le résultat des élections, le gouvernement fera les choses adéquates pour l’économie et les réformes».

Dans son programme pour l’Italie publié la semaine dernière, Mario Monti plaide pour la poursuite de la rigueur budgétaire, et des réformes structurelles. A moyen terme, il entend ramener la dette publique à... 60% contre 126% actuellement. Une politique qui semble enfin porter ses fruits : l’indice de confiance des affaires a augmenté en décembre pour le deuxième mois consécutif.

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