L’Irlande détaille son plan de réduction du budget de 6 milliards d’euros
En 2011, le gouvernement irlandais prévoit de réduire le budget de 6 milliards d’euros, ce qui représente 40% de l’effort à réaliser d’ici à 2014. Grâce à cet ajustement drastique, le déficit budgétaire devrait passer de 32% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 à 9,4% l’an prochain. Le PIB devrait enregistrer une légère progression en 2011 après une chute de 7,6% de l’activité cette année, a assuré Brian Lenihan, le ministre des Finances, dans son discours de présentation du budget devant le parlement irlandais.
Pour atteindre son objectif, le gouvernement a utilisé tous les leviers à sa disposition mais il conservera l’impôt sur les sociétés au taux de 12,5%, très attractif pour les entreprises étrangères.
De nouvelles réductions des prestations sociales sont «inévitables», a expliqué le ministre des Finances. Par ailleurs, l’impôt sur le revenu devra être payé par une plus large palette de foyers irlandais. Le gouvernement participera à l’effort: le salaire annuel du Premier ministre va être réduit de plus de 14.000 euros et celui des ministres de plus de 10.000 euros.
Après un premier vote hier soir qui a permis de valider les modifications apportées aux impôts indirects et aux taxes sur les ventes, d’autres votes majeurs suivront. La semaine prochaine, le parlement se prononcera sur les prestations sociales et sur les retraites des fonctionnaires. Enfin, l’examen de la loi de finances aura lieu au premier trimestre 2011.
Le vote de la semaine prochaine sera suivi de près car un rejet du texte entraînerait des élections anticipées, ce qui repousserait le versement de l’aide de l’Union européenne et du FMI jusqu’à l’installation d’un nouveau gouvernement.
Reste à convaincre les marchés que le gouvernement respectera ces engagements et que des injections supplémentaires dans les banques ne seront pas nécessaires. Mais les pertes sur les prêts hypothécaires résidentiels pourraient être sous-estimées. D’après l’Irish Times, une hypothèse de pertes de 6,5% sur ces prêts a été utilisée pour estimer les injections en capital dans les banques, alors que la perte sur les portefeuilles d’immobilier commercial atteint 35 à 40%. «100.000 prêts hypothécaires résidentiels sont déjà en souffrance, ce qui suggère que l’hypothèse de 6,5% n’est pas réaliste», relève Derek Halpenny, responsable de la recherche devise chez MUFJ.
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