L’industrie des hedge funds voit ses encours stagner en France
Les fonds distribués par des sociétés françaises n’ont pas échappé aux décollectes après l'été
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Les encours investis dans les fonds de gestion alternative distribués en France par des sociétés enregistrées dans l’Hexagone sont restés stables à 90,04 milliards d’euros au 30 septembre 2007, selon les chiffres publiés vendredi par la société de conseil Asterias. Comme la gestion traditionnelle, la gestion alternative, a engrangé des flux nets positifs au premier semestre, avant de subir une décollecte, surtout sur les produits monétaires, avec le déclenchement de la crise du crédit, à la mi-juillet.
Aussi les hedge funds directs (single hedge funds) investis en produits monétaires ont-ils subi une décollecte, passant d’un encours de 24 milliards d’euros à la fin septembre 2006 à 17 milliards un an plus tard. « La question de la liquidité a pesé sur des fonds français contraints à des liquidités plus fortes que les fonds offshore non réglementés », a précisé à Reuters Sophie van Straelen, présidente de la société d'études et de conseil. Les chiffres, arrêtés à la fin septembre, ne comptabilisent pas la décollecte qui s’est poursuivie au cours du quatrième trimestre.
En matière de multigestion, principal vecteur d’investissement des institutionnels, les encours des fonds de fonds enregistrés en France sont restés stables à environ 50 milliards d’euros. En revanche, les encours des hedge funds directs, hors monétaires, ont progressé, passant de 17 à 22 milliards d’euros. Cependant, les encours des hedge funds direct de droit français (Aria, fonds à règles d’investissement allégées) agréés par l’Autorité des marchés financiers, restent faibles, inférieurs à 50 millions d’euros pour la majorité d’entre eux. « L’offre locale sous-performe en général les fonds offshore anglo-saxons et a du mal à s’exporter », soulignent les auteurs de l'étude.
Enfin, les gérants directs restent très absents du marché institutionnel français, en raison des moyens nécessaires à mettre en œuvre (analyse, allocation, contrôle des risques) pour faire ce type d’investissement. Les contraintes réglementaires qui pèsent sur l'éligibilité des hedge funds dans les investissements des caisses de retraite ou des institutions de prévoyance constituent également un frein.
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