L’impact d’un nouveau risque budgétaire aux Etats-Unis semble limité
Les élus américains vont-ils reproduire les mêmes erreurs qu'à l’automne? Le risque politique aux Etats-Unis pourrait ressurgir dès vendredi, date butoir pour trouver un accord sur le budget entre Républicains et Démocrates, réunis dans une commission ad hoc de 29 membres.
Faute de quoi, l’économie américaine pourrait repartir pour une période de fermeture partielle de ses administrations («shutdown») à partir du 15 janvier prochain. En fin de semaine dernière, des sources concordantes indiquaient néanmoins que les négociateurs budgétaires seraient sur le point de trouver un accord.
«Je suis confiant dans le fait que nous puissions montrer dès la semaine prochaine à la population de ce pays que nous sommes capables de plus d’intelligence que ce que nous avons montré jusqu’à présent», a même indiqué jeudi Eric Cantor, le leader républicain à la Chambre des représentants.
L’accord visé conduirait à de nouvelles économies limitées à 100 milliards de dollars, qui viendraient en outre se substituer aux coupes budgétaires automatiques réalisées lors du «séquestre» de mars dernier, selon Reuters. «Les coupes seront environ trois fois plus faibles qu’en 2013 et seront probablement encore réduites» et leur impact sur l'économie limité, estime la Société Générale.
Rien n’indique cependant qu’un tel accord puisse réunir un nombre de voix suffisant au Sénat, au sein duquel les Républicains sont majoritaires, pour le faire adopter officiellement. «Il existe encore une probabilité non négligeable que nous devions subir un nouveau shutdown des administrations gouvernementales le 15 janvier, à quoi s’ajoute la menace d’un défaut du Trésor compte tenu du fait que le plafond de la dette n’a été relevé qu’à un niveau lui permettant de tenir jusqu’au 7 février», estime ainsi ING.
Toujours est-il que «le plafond de la dette ne sera sans doute pas problématique avant juin grâce à des recettes fiscales plus fortes qu’attendu, à d’importants transferts de bénéfices en provenance des Agences et aux astuces habituelles auxquelles le Trésor pourrait recourir», selon la SG. En outre, un nouvel accord sur le fil du rasoir permettrait de repousser les prochaines échéances au-delà des élections de mi-mandat en novembre 2014, qui pourraient conduire à «un environnement politique différent et plus propice à installer une politique fiscale plus stable», espère ING.
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