L’immobilier résidentiel américain reste exposé au risque de rechute
Depuis cinq mois, les prix remontent. Malgré l’extension des mesures de soutien, le chômage et les saisies pourraient encore peser sur le marché
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Violaine Le Gall
Soutenus cet été par les traditionnels déménagements, les prix de l’immobilier américain ont encore progressé légèrement en septembre. Ils ont augmenté de 0,3% entre août et septembre d’après l’indice Case-Shiller de Standard & Poor’s qui suit le prix des maisons dans vingt métropoles américaines. Il s’agit de la cinquième hausse mensuelle de suite de l’indice. En variation annuelle, le Case-Shiller signe son plus faible repli depuis décembre 2007, à savoir une baisse de 9,4%. En septembre, les particuliers pensaient que les mesures de soutien aux primo-accédants s’arrêteraient fin novembre. Par conséquent, certains ont décidé de profiter du dispositif, qui, finalement, a été étendu et prolongé jusqu’au printemps prochain. En octobre, ce phénomène pourrait encore se répercuter dans les statistiques. La National Association of Realtors a ainsi annoncé lundi dernier un bond de 10% des prix le mois dernier.
Des éléments plus techniques pourraient expliquer la hausse des prix dans un contexte, il est vrai, toujours dégradé. Le taux de chômage continue de progresser, tout comme les saisies qui touchent aussi à présent les emprunteurs prime, c’est-à-dire de bonne qualité. L’indice Case-Shiller étant en fait une moyenne sur trois mois, il intègre au mois de septembre les bonnes performances de juillet et août, explique-t-on chez Barclays Capital. Du reste, certains indicateurs basés uniquement sur les données de septembre rendent compte d’une baisse des prix, en septembre, ajoutent-ils. Dans ce contexte, les prix pourraient retomber au quatrième trimestre et atteindre un point bas à la fin du premier trimestre, estime la banque britannique.
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