L’immobilier francilien fonctionnera au ralenti l’année prochaine
Les investisseurs institutionnels n’anticipent pas de reprise de la demande des utilisateurs. Les loyers seront donc encore orientés à la baisse
Publié le
Violaine Le Gall
Le regain d’intérêt des investisseurs pour les bureaux en Ile-de-France n’est pas synonyme de redémarrage du marché locatif. A fin novembre, la demande placée des utilisateurs a reculé de 14% sur douze mois glissants, d’après BNP Paribas Real Estate. Les grandes transactions, de plus de 5.000 mètres carrés, se sont notamment avérées plus rares. Pour l’ensemble de l’année 2009, la demande placée pourrait au total reculer de 24% par rapport à 2008 à 1,7 million de m², d’après les treize investisseurs institutionnels interrogés dans le cadre du premier baromètre mené par IPD et l’Agence régionale de développement de Paris Ile-de-France. L’an prochain, dans un contexte de croissance molle et de hausse du chômage, les utilisateurs seront encore peu nombreux à chercher de nouvelles surfaces. La demande placée ressortirait à 1,6 million de m² d’après le baromètre IPD/ARD. Par conséquent, le taux de vacance en Ile-de-France grimperait de 6,5% en septembre dernier à 8,3% fin 2010, d’après les professionnels interrogés.
Les locataires seront donc encore en position de force par rapport aux propriétaires. Les loyers faciaux sur les bureaux de la meilleure qualité dans le quartier central des affaires de Paris pourraient reculer de 7,5% l’an prochain, estime le panel. Pour attirer les utilisateurs, les propriétaires continueront de proposer des mesures d’accompagnement. Les investisseurs évaluent pour le moment l’écart entre le loyer facial et le loyer économique à 15%. Cette différence devrait au moins se maintenir en 2010. Les locataires qui ne déménagent pas ne sont pas en reste. 15% des baux ont été renégociés dans les portefeuilles des investisseurs du baromètre en 2009, ce qui a abouti à une baisse moyenne des loyers de 14%.
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