L’immobilier d’entreprise en régions pourrait attendre 2011 pour se redresser
La détérioration de la conjoncture économique, et de l’emploi en particulier, entraîne une baisse de la demande. Un recul des loyers est aussi prévu
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Violaine Le Gall
Plus résistante qu’en Ile-de-France en 2008, la demande placée en régions fléchit dorénavant au même rythme que dans l’agglomération parisienne. Les transactions d’utilisateurs ont baissé de 24 % au premier semestre dans les seize villes suivies par BNP Paribas Real Estate. Les transactions ont porté sur 446.700 m² de bureaux dans ce périmètre contre 860.000 m² en Ile-de-France.
L’immobilier d’entreprise dans les métropoles françaises souffre en effet du ralentissement économique. Le marché de l’emploi s’y détériore et les grands utilisateurs poursuivent leur politique de rationalisation. Lille, Lyon, Grenoble et Rennes enregistrent les baisses d’activité les plus significatives.
Le redémarrage sera difficile. « Le point bas devrait être atteint courant 2010 mais les signes de reprise ne sont pas attendus avant 2011 », avance BNP Paribas Real Estate.
Des perspectives sombres liées au déséquilibre entre la demande et l’offre de bureaux qui progresse vivement. En un an, elle a augmenté de 37 %. D’abord, le stock en offre neuve correspondait à vingt-sept mois de transactions à fin juin. Ensuite, des libérations d’espaces significatives ont eu lieu sur la plupart des marchés en raison de restructurations ou de transferts vers des locaux neufs.
Sur le plan des loyers, les marchés en régions ont jusqu’ici bien résisté. Ils ont en moyenne reculé de 1,4 % seulement au premier semestre après quatorze années de hausse. A Nantes, Montpellier et Bordeaux, les valeurs locatives ont même continué de progresser. Toutefois, compte tenu du déséquilibre croissant entre l’offre et la demande, les loyers devraient baisser dans un grand nombre de secteurs, estime BNP Paribas Real Estate.
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