L’immobilier de bureaux francilien s’essouffle au troisième trimestre

Si la demande placée a progressé de 13% sur les neuf premiers mois de l’année à 1.530.500 m², elle est en recul de 17% au troisième trimestre
Patrick Aussannaire
Le marché immobilier de bureaux francilien marque légèrement le pas. Crédit Fotolia.
Le marché immobilier de bureaux francilien marque légèrement le pas. Crédit Fotolia.  - 

Le marché immobilier de bureaux francilien marque légèrement le pas. Si la demande placée a progressé de 13% sur les trois premiers trimestres pour atteindre 1.530.500 m² à fin septembre, elle accuse une baisse de 17% sur le troisième trimestre à 368.900 m², son plus faible niveau depuis 2009, selon les données publiées hier par Immostat. Un recul imputable au fléchissement des grandes transactions, venant «rappeler le contexte particulièrement difficile dans lequel évoluent les entreprises», explique Roman Coste, directeur général Agency chez CBRE.

Pourtant, si deux des trois plus importantes transactions du troisième trimestre concernent des campus localisés à Massy et à Gennevilliers, près de la moitié des échanges sont concentrés dans Paris Centre Ouest. En outre, l’offre immédiate à un an de bureaux franciliens n’augmente plus et est même passée sous les 4,9 millions de m² fin septembre, en baisse de 3% depuis fin 2013. Même si les taux de vacance restent élevés dans le Croissant Ouest (à 12,8 %) et à La Défense (à 11 %), leur baisse se poursuit à 7,1% et restent faibles à 4,9% à Paris.

De meilleurs volumes de transactions sont néanmoins attendus d’ici à la fin d’année. «Après 1,9 million de m² en 2013, la demande placée de bureaux en Île-de-France est attendue autour de 2,1 millions de m² pour l’année 2014» estime Richard Malle, directeur de la Recherche France chez BNP Paribas Real Estate. Un niveau néanmoins inférieur à sa moyenne des dix dernières années, de 2.179.962 m².

En dépit de la faible demande finale, les volumes investis en immobilier d’entreprise en Ile-de-France se sont renforcés de 39% en un an sur les neuf premiers mois de l’année, à 11,3 milliards d’euros. Malgré deux grandes ventes à Paris des immeubles «Le Madeleine» et le «32 Blanche» pour des montants de 425 et 267 millions d’euros au troisième trimestre, les volumes ont reculé de 28% sur la période, à 2,7 milliards d’euros. Des volumes en ligne avec leur tendance historique, après deux trimestres exceptionnels, rappelle Virginie Houzé, Directeur Etudes & Recherche chez JLL qui table sur un volume supérieur à 14 milliards sur 2014. «Les pressions à la baisse persistent sur les taux «prime», en particulier celui de Paris QCA qui atteint 4 %, alors que le regain d’intérêt pour les actifs moins sécurisés se confirme puisque les taux de rendement moyens baissent de manière significative en 2014», précise BNP Paribas Real Estate.

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