L’immobilier de bureaux francilien a manqué de grandes transactions
Le rythme de la demande placée en Ile-de-France s’est replié de 6,3% fin mars pour revenir à un niveau proche du seuil des 2 millions de m²
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Patrick Aussannaire
L’atonie de la croissance en France a fini par avoir raison du marché des bureaux francilien. Sur les douze mois glissants achevés fin mars, le volume des transactions au sein de la région Ile-de-France s’est ainsi replié de 6,3% par rapport aux douze mois achevés fin décembre et de 1,7% par rapport à fin février, selon les données fournies par BNP Paribas Real Estate. A 2,03 millions de m² fin mars, il est ainsi revenu à un niveau proche du seuil symbolique des 2 millions de m².
Les première et deuxième couronnes et le Croissant Ouest sont les zones ayant le plus souffert, avec une baisse de la demande placée de respectivement 30%, 14% et 10%. Si La Défense et Paris Quartier central des affaires (QCA) ont maintenu leurs volumes de fin décembre, Paris hors QCA les a vus progresser de 6%. «Si dans le QCA, les m² consommés sont restés stables sur un an, Paris 5-6-7 enregistre une forte hausse de sa demande placée puisque deux transactions de l’ordre de 9.000 m² chacune ont été finalisées dans le 7e arrondissement (Yves Saint Laurent sur «Penthemont», et le cabinet d’avocats Bredin Prat sur «Orsay»)», précise JLL.
Ce sont essentiellement les grandes transactions supérieures à 5.000 m² qui ont fait défaut au marché en ce début d’année avec 11 transactions contre 15 au cours du premier trimestre 2014. La plus grande transaction du premier trimestre a été la prise à bail par PSA de la seconde partie d’«Art & Fact» (soit environ 15.000 m²) à Rueil-Malmaison. Si les surfaces moyennes comprises entre 1.000 et 5.000 m² sont également en repli de 21%, le segment des petites surfaces inférieures à 1.000 m² a tiré son épingle du jeu en étant le seul à progresser à hauteur de 7% sur un an.
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