L’immobilier de bureaux francilien a manqué de grandes transactions
L’atonie de la croissance en France a fini par avoir raison du marché des bureaux francilien. Sur les douze mois glissants achevés fin mars, le volume des transactions au sein de la région Ile-de-France s’est ainsi replié de 6,3% par rapport aux douze mois achevés fin décembre et de 1,7% par rapport à fin février, selon les données fournies par BNP Paribas Real Estate. A 2,03 millions de m² fin mars, il est ainsi revenu à un niveau proche du seuil symbolique des 2 millions de m².
Les première et deuxième couronnes et le Croissant Ouest sont les zones ayant le plus souffert, avec une baisse de la demande placée de respectivement 30%, 14% et 10%. Si La Défense et Paris Quartier central des affaires (QCA) ont maintenu leurs volumes de fin décembre, Paris hors QCA les a vus progresser de 6%. «Si dans le QCA, les m² consommés sont restés stables sur un an, Paris 5-6-7 enregistre une forte hausse de sa demande placée puisque deux transactions de l’ordre de 9.000 m² chacune ont été finalisées dans le 7e arrondissement (Yves Saint Laurent sur «Penthemont», et le cabinet d’avocats Bredin Prat sur «Orsay»)», précise JLL.
Ce sont essentiellement les grandes transactions supérieures à 5.000 m² qui ont fait défaut au marché en ce début d’année avec 11 transactions contre 15 au cours du premier trimestre 2014. La plus grande transaction du premier trimestre a été la prise à bail par PSA de la seconde partie d’«Art & Fact» (soit environ 15.000 m²) à Rueil-Malmaison. Si les surfaces moyennes comprises entre 1.000 et 5.000 m² sont également en repli de 21%, le segment des petites surfaces inférieures à 1.000 m² a tiré son épingle du jeu en étant le seul à progresser à hauteur de 7% sur un an.
{"title":"","image":"82144»,"legend":"Transactions de bureaux en Ile-de-France. Illustration L’Agefi.»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATUn monde boulerversé? La resilience perdure.
Dans un contexte chahuté, Invesco estime que la résilience perdure et offre un environnement d’investissement favorable pour le reste de l’année. -
En rehaussant ses taux, la Banque du Japon montre sa maîtrise de la politique monétaire
Le taux directeur a été relevé à 1%, comme anticipé, et la banque centrale a annoncé la fin de la réduction d’achats d’obligations à partir d’avril 2027. Une normalisation, attendue, n’a pas provoqué de remous, ni apporté de réconfort à un yen affaibli depuis des mois. -
Renault et Thales s'allient pour développer une filière drone en France
Les deux groupes veulent notamment produire 1.000 unités par mois d'une munition téléopérée baptisée Toutatis à partir de 2027. -
Le superviseur français installe ses premières rencontres anti-blanchiment
Dans le sillage de la création de l’Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux, l'ACPR, le gendarme de la banque et de l'assurance, a organisé une matinée pour souligner les dangers liés à l’innovation financière mais aussi les apports de l’IA pour mener les contrôles. -
Le marché du pétrole n’est pas près de retrouver ses niveaux d’avant-guerre
La perspective d’un accord signé entre Américains et Iraniens dès vendredi a fait plonger le cours du brut à un plus bas depuis début mars. Retrouver un prix inférieur à 70 dollars pourrait toutefois prendre plusieurs trimestres tant les incertitudes restent nombreuses. -
Prix de transfert : le mirage du prix incontestable
Dans une tribune pour l'Agefi, Thierry Louzier, juriste senior conseil au sein du cabinet De Gaulle Fleurance revient sur les prix de transfert souvent présentés comme un terrain privilégié de la fraude fiscale.
ETF à la Une
Tom Stephens (Schroders) : « L’écosystème ETF, la gestion active et la construction de portefeuille moderne convergent fortement »
- L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
- Le régulateur américain veut encadrer les marchés de prédictions ciblés par les hedge funds
- Ethos hausse le ton et exclut toute entreprise engageant de nouveaux projets pétroliers ou gaziers
- L'AFG promeut dans un livre blanc la retraite supplémentaire par capitalisation
- La guerre au Moyen-Orient n'affole pas la place financière de Paris
Contenu de nos partenaires
-
Après la guerre en Iran, retour aux affaires domestiques pour Donald Trump
Après un accord de principe avec Téhéran, le président américain doit désormais gagner sur un terrain plus redoutable : une opinion publique échaudée par les sacrifices économiques de la guerre, et des midterms qui se rapprochent -
FlamboyantSpaceX laisse-t-il de la place aux autres à Wall Street ?
L'entrée en Bourse de la société continue de faire des vagues. Wall Street se prépare à d'autres opérations majeures dans les prochains mois -
Quand un petit extra fait sortir de l’ordinaire
Pour une nuit ou l’espace d’un instant, les Français sont de plus en plus nombreux à privilégier une expérience coûteuse et éphémère, mais inoubliable. L’art de concilier budget et intensité a même un nom : le « lux-scaping ».